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Il faut sortir les coyotes des villes sans attendre, selon un spécialiste

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La présence grandissante de coyotes en milieu urbain comme à Montréal ne devrait pas être tolérée, selon un spécialiste de la capture d’animaux sauvages.

Lundi, la SPCA plaidait pour cohabiter avec ces animaux plutôt que de chercher à les éliminer, une position que rejette fermement le trappeur urbain Sylvain Lévesque, de SOS Dundee, qui lance un cri d’alarme.

«Imaginez un petit bonhomme de 5 ans qui court dans le parc... [...] Ça ne me tente pas de dire: "oui, j’avais raison, ils ont tué un enfant!" Mais ça va en venir là s’ils continuent à monter. C’est certain que ça va arriver», a-t-il dit à LCN.

Pour appuyer ses dires selon lesquels le coyote présente des «risques évidents», M. Lévesque rapporte ce cas d’une jeune joggeuse qui est décédée après avoir été attaquée par des coyotes dans un parc national en Nouvelle-Écosse, en 2009.

Chats disparus

Selon Sylvain Lévesque, les coyotes s’en prennent aussi à nos fidèles compagnons domestiques. «J’ai souvent des appels pour des chats disparus... Ce sont des coyotes [qui les ont mangés]!»

«On ne devrait vraiment pas les tolérer ici», poursuit-il, tout en rappelant au passage qu’ils sont des animaux sauvages faits pour vivre dans les prairies, les champs et les régions agricoles.

«Je suis vraiment inquiet», a ajouté celui qui a travaillé toute sa vie avec les animaux sauvages.

Il dénonce d’ailleurs le fait que la SPCA invite les citoyens à adopter les mêmes règles de prévention avec les coyotes qu’avec les ours, notamment de soutenir leur regard tout en s’éloignant doucement à reculons si on se retrouve face à l’un d’entre eux. «Est-ce qu’on accepterait les ours dans la ville de Montréal? Eh bien, c’est la même chose!», a-t-il mentionné.

Le phénomène de migration des animaux s’observe depuis quelques années avec plusieurs espèces en quête de nourriture. «Ils rentrent ici à Montréal par les voies ferrées et par le bord des autoroutes et si rien n’est fait, c’est sûr qu’il va y en avoir de plus en plus», a conclu l’homme qui réclame vivement un meilleur contrôle de la part des autorités.