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La pénurie de main-d’œuvre est «le principal défi» de l’économie québécoise, croit Couillard

Periode des questions
Photo d'archives Simon Clark La pénurie de main-d’œuvre au Québec est «le principal défi» auquel le Québec fait face en 2017, croit Philippe Couillard.

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QUÉBEC | Le Québec devra combler 1 375 000 emplois entre 2015 et 2024, ce qui fait de la pénurie de main-d’œuvre «le principal défi» économique auquel la province devra faire face, croit Philippe Couillard.

Selon le premier ministre, il s’agit même d’un enjeu plus important que la renégociation de l’Accord de libre-échange nord-américain (ALENA) avec les États-Unis et le Mexique.

«Si on n'agit pas de façon plus vigoureuse pour corriger [le manque de main-d’œuvre], les conséquences pour notre économie, pour nos emplois, seront négatives», a expliqué le premier ministre, lors du discours d’ouverture du forum sur la valorisation de la diversité et la lutte contre la discrimination, qui avait lieu à Québec, mardi.

«Je placerais [ce défi] au-dessus, même, des enjeux que nous présentent les accords de commerce actuellement», a-t-il ajouté.

Pour arriver à relever ce défi, le Québec doit «inévitablement» faire appel à l’immigration, même si ce n’est pas la seule solution, a-t-il rappelé. «Il faut continuer à mieux former, mieux outiller nos jeunes».

La main-d’œuvre immigrante sera notamment mise à contribution en région, où le ministère de l’Immigration, par l'entremise des bureaux de Services Québec, assumera un rôle «d’agent économique de développement».

Le gouvernement Couillard compte également accompagner les entreprises qui ont besoin de main-d’œuvre et épauler les organismes qui œuvrent auprès des personnes immigrantes et issues de la diversité.

Pour réaliser ses ambitions, Québec a débloqué une enveloppe de 15 millions $.

Par ailleurs, un membre du Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ) a été expulsé de force de l’endroit où se tenait le forum quelques minutes avant le point de presse du premier ministre, tenu en fin d'après-midi. Il a hurlé des propos incompréhensibles, pendant que deux agents tentaient de le maîtriser.

Consultation parallèle

Ce forum est issu de la défunte consultation sur la discrimination systémique et le racisme, que le gouvernement Couillard avait aboli à la suite de nombreuses critiques.

Insatisfait du recul du gouvernement, des groupes de la société civile ont profité de la tenue du forum pour annoncer la mise sur pied d’une consultation indépendante sur le «racisme systémique».

Cette démarche aura notamment pour objectif de «proposer des solutions concrètes et durables afin d'éradiquer le racisme systémique», a indiqué la Table de concertation contre le racisme systémique, par communiqué.

Le regroupement a fait référence à «une vaste démarche citoyenne indépendante», sans toutefois préciser la forme qu’elle prendra.