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Montréal signe la charte de Chicago sur le climat

Montréal signe la charte de Chicago sur le climat
Photo AFP

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CHICAGO | La nouvelle mairesse de Montréal Valérie Plante s’est engagée mardi à respecter l’objectif canadien de réduction des gaz à effet de serre fixé dans le cadre de l’Accord de Paris en compagnie d’une cinquantaine de maires d’Amérique du Nord.

Les maires étaient réunis lundi et mardi à Chicago pour prendre part à la conférence de la coalition C40 pour lutter contre les changements climatiques.

Ils se sont engagés à égaler ou à dépasser les cibles de réduction des gaz à effet de serre fixées par les pays dans le cadre de l'Accord de Paris en 2015. Ils font aussi par le fait même contrepoids à la décision de Donald Trump de retirer les États-Unis de cet important accord.

Selon la déclaration, Valérie Plante souhaite entre autres mettre en place des politiques et investir pour réduire l’empreinte carbone du système de transport en commun et des automobiles, sans pour autant nommer des mesures concrètes pour y arriver.

«Plus les engagements sont mesurables, mieux c’est. S’engager à réduire l’empreinte écologique, c’est flou, ce n’est pas super précis», a réagi le cofondateur et directeur d’Équiterre Steven Guilbeault, qui salue tout de même la signature de la charte.

«L’important, c’est que les villes s’engagent à poursuivre les réductions de GES. Elles sont en capacité de pouvoir réaliser des choses, notamment en aménagement du territoire puisque beaucoup des émissions viennent du transport», a indiqué Éric Duchemin, de l’Institut des sciences de l’environnement de l’UQAM.

Projet Montréal s’est entre autres engagé en campagne électorale à acheter une flotte de 300 autobus hybrides.

Un objectif déjà ambitieux

Montréal ne s'est pas engagée à mettre en place de nouvelles cibles de réduction des GES dans la charte de Chicago, qui a davantage une portée symbolique. L'objectif de la Ville est de réduire de 30 % ses émissions de gaz à effet de serre d'ici 2020 d'après le niveau de 1990, ce qui est déjà ambitieux.

«Dans le cadre de l’Accord de Paris, l’objectif du Canada est de réduire de 30% d’ici 2030 les émissions de GES sous les niveaux de 2005. Si on ramène cela sous les niveaux de 1990 pour comparer avec l’objectif de Montréal, ce serait une réduction d’à peu près 15% pour Montréal pour 2030», a expliqué Steven Guilbeault.