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On devrait avoir une saison

Brendan Gallagher effectue un retour en force après deux saisons ponctuées de fractures à une main.
Photo Pierre-Paul Poulin Brendan Gallagher effectue un retour en force après deux saisons ponctuées de fractures à une main.

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Ce qu’une série de cinq victoires peut faire. En l’espace d’une semaine, le Canadien s’est replacé dans la course aux séries. Carey Price a obtenu la deuxième étoile de la semaine dans la Ligue nationale. Les inconditionnels de la Flanelle jubilent. La vie est belle. Alléluia !

En raison de la faiblesse de la division Atlantique, le Canadien est en position de rivaliser pour le troisième rang, ce qui donne un laissez-passer automatique aux séries.

Mais restez calmes. Attendez avant de réserver vos chaises pour un défilé de la Coupe Stanley.

Claude Julien l’a bien dit hier. « On s’est creusé un trou, on doit continuer à travailler. »

Battre les meilleurs aussi

Le Canadien n’a rien gagné. Montréal n’est toujours pas recouverte d’un tapis blanc. Il reste beaucoup de hockey à jouer.

On dit qu’il n’y a pas de petites victoires, mais les Red Wings, que le Tricolore a liquidés à ses deux derniers matchs, sont en chute libre et les Sabres, qu’il a vaincus au début de sa séquence victorieuse, ne vont nulle part.

Le Canadien devra battre aussi les Blues, que l’on verra ce soir au Centre Bell, et les autres formations bien nanties comme le Lightning, les Maple Leafs, les Blue Jackets, les Islanders, les Capitals, les Penguins, les Jets, les Predators, les Stars, les Kings et les Sharks.

Situation inchangée

Certes, le portrait est plus beau qu’il y a deux semaines alors que tout le monde réclamait la tête de Marc Bergevin et souhaitait que Carey Price soit échangé.

Moi le premier, j’ai écrit que le moment était venu de rebâtir l’équipe. Je n’ai pas changé d’avis. Car les faits prouvent que c’est en passant à travers ce processus qu’une organisation obtient les meilleures chances de remporter les grands honneurs.

Le Canadien demeure une équipe de milieu de peloton, une formation capable du meilleur et du pire, comme il le montre depuis trois ans.

La ligne de centre n’est pas meilleure qu’avant les cinq dernières rencontres et la défense soulève encore des interrogations.

Mais comme l’occasion s’y prête, donnons des fleurs à ceux qui les méritent.

Le premier est Claude Julien. Il ne fait pas de doute qu’il a passé de durs moments. On n’a qu’à regarder ses traits. Il a vieilli de 10 ans depuis le début de la saison.

Mais plus que toute autre personne dans l’organisation et n’importe quel joueur, c’est lui qui a maintenu le bateau à flot pendant la tempête. S’il avait paniqué, le navire serait à la dérive.

Son expérience l’a bien servi. On n’est pas entraîneur de carrière de nos jours dans la LNH sans posséder de bonnes compétences.

La renaissance de Gallagher

La deuxième mention revient à Brendan Gallagher, qui effectue un retour en force après deux saisons ponctuées de fractures à une main. On aurait bien dû savoir que ce n’est pas ça qui l’arrêterait.

Comme disait Jacques Beauchamp, il est une dynamo.

Paul Byron a droit à la troisième mention. Il constitue sans doute le meilleur rapport qualité-prix dans la Ligue nationale.

Connaissez-vous beaucoup de joueurs avec un salaire moyen de 1 166 667 M$ qui totalisent 31 buts en une saison et un tiers ?

Phillip Danault et Charles Hudon ont droit aussi à des bouquets.

On ne peut en dire autant de Max Pacioretty.

Pour le moment, il se destine à une saison de 23 buts seulement. Son différentiel de -9 le place en avant-dernière place chez les joueurs du Canadien, devant Jeff Petry, qui affiche -10.

Si on a un conseil à lui donner, c’est de se mettre en marche le plus vite possible pour éviter que des histoires sordides commencent à circuler à son sujet dans les réseaux sociaux.

La force de Price, la faiblesse du CH

Quant à Price, sa remontée démontre deux choses. Qu’il demeure un des meilleurs gardiens de la LNH, n’en déplaise à ceux qui déversent leur fiel sur lui.

Des championnats, ça ne se gagne pas avec un joueur, mais en équipe, quoique Price pourrait faire mieux en séries.

Qu’on arrête de tout lui balancer par la tête !

Ses performances font toutefois ressortir les carences de son équipe. Le Canadien n’arrive pas à grand-chose sans lui.

La conclusion de tout ça, c’est qu’on devrait avoir au moins une saison. En considérant que Price ne connaisse pas de rechute et que l’équipe reste en santé.

Bon hiver !