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Patrimoine, magie noire et compagnie

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La semaine passée, on apprenait que Québec solidaire pensait congédier le mot « patrimoine ». Comme l’expliquait Manon Massé, il serait trop masculin.

Rien de surprenant : la gauche radicale aime chipoter sur le sens des mots. C’est d’ailleurs son principal pouvoir : elle parvient à imposer son lexique dans la vie publique et nous sommes tous obligés, ensuite, d’utiliser un vocabulaire piégé, surchargé idéologiquement.

Langage

On en connaît quelques-uns, comme « patriarcat » ou « racisme systémique ». Qui maîtrise le vocabulaire maîtrisera la pensée. Et rares sont ceux qui osent s’y opposer, de peur de se faire coller une sale étiquette inévitablement reprise par les médias.

Mais il arrive que la gauche radicale aille trop loin dans son délire. Et c’est arrivé samedi lors du congrès de Québec solidaire.

Un journaliste du Devoir a rapporté sur Twitter qu’un militant avait proposé de censurer l’expression « magie noire », qui serait discriminatoire pour les personnes de couleur ! On appelle ça chercher des poux.

Heureusement, le commun des mortels s’en est moqué. Faudra-t-il condamner aussi les idées ou les colères noires ? Faudra-t-il mettre aussi aux poubelles le rire jaune ? Et que fera-t-on des patentes à gosses ? Est-ce anti-hommes ? Ah ! Anti-hommes, c’est OK !

Comme le disait André Laurendeau, « quand la bêtise atteint de tels sommets, elle devient inattaquable ».

Ce n’est pas un incident isolé, mais un révélateur de la structure de pensée des fanatiques qui veulent épurer, purifier et contrôler le langage.

Flics

Comme des curés maniaques, ils sont toujours à la recherche du péché qui se cacherait derrière une parole banale.

Nous sommes constamment surveillés par de petits flics qui se prennent pour la police du langage vertueux et qui sont à la recherche de leur prochaine séance d’indignation publique.

Ils carburent aux scandales.

Le commun des mortels en vient à le constater : on ne peut plus rien dire. Le commun des mortels a raison.