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Que se passe-t-il avec Pacioretty?

Que se passe-t-il avec Pacioretty?
Photo Martin Chevalier

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On a beau être habitués de voir Max Pacioretty fonctionner par séquences, son cas devient inquiétant pour la direction de l’équipe.

Ça ne débloque pas, son affaire. Est-il ennuyé par une blessure? Est-il tout simplement en panne de confiance? S'ennuie-t-il à ce point de ces deux joueurs, Markov et Radulov, qui lui passaient si bien la rondelle par le passé?

Blanchi de la feuille de pointage samedi dernier dans une écrasante victoire de 10 à 1 contre les Red Wings, Pacioretty a de nouveau été menotté mardi dans une défaite de 4 à 3 contre les Blues, une équipe qui représentait un gros test pour le CH.

On se doit de mentionner que le Canadien présente une fiche de 3-10-1 face aux équipes de l’Ouest depuis le début de la saison. Ça commence à peser lourd.

Pacioretty n’a récolté qu’un but (le sixième dans une victoire de 6 à 3 à Detroit...) et trois mentions d’aide au cours des 11 dernières rencontres.

Avec sa production de huit buts après 29 matchs, disons que le vétéran ailier n’est pas engagé sur la bonne voie pour connaître une cinquième saison d’affilée avec une récolte de 30 buts et plus.

À l’instar de plusieurs observateurs, je trouve que Pacioretty ne s’implique pas suffisamment devant le filet. Il se tient trop souvent en périphérie. Ses tirs ne sont pas dangereux.

«Il est trop souvent arrêté lorsqu’il reçoit la rondelle. Son jeu est trop statique», me soulignait Guy Lafleur lors de son passage au Centre Bell la semaine dernière.

Lafleur, soit dit en passant, attend toujours un coup de fil de Pacioretty pour aller luncher avec le capitaine.

Si le Canadien espère participer aux séries, il devra obtenir une bien meilleure production de la part de son meilleur franc-tireur. Pacioretty doit se montrer plus combatif, plus hargneux.

C’est pour quand, le réveil, mon cher Max? Car on ne peut pas dire qu’on te remarque souvent sur la glace.

Pour marquer et pour faire la différence, il faut se démarquer, comme a su le faire Brayden Schenn en inscrivant un tour du chapeau dans cette victoire des Blues.

Une très bonne affaire pour Molson

On a appris que la valeur du Canadien, selon le magazine Forbes, est maintenant estimée à 1,25 milliard de dollars. Geoff Molson doit pouffer de rire lorsqu’on pense qu’il a déboursé 575 millions pour faire l’acquisition du Canadien, du Centre Bell et d’evenko en 2009.

Et dire que les analystes affirmaient, en 2011, que la famille Molson avait payé trop cher pour le Canadien!

Tant pis pour les Russes!

Les dirigeants du Comité international olympique ont pris la seule décision logique en suspendant le comité olympique russe des Jeux olympiques de Pyeongchang. Cela aurait d’ailleurs dû être fait avant les Jeux d’été de 2016 à Rio.

Il sera intéressant de voir comment réagira Vladimir Poutine et ce qui adviendra du tournoi de hockey, si les joueurs de la KHL y participeront ou non, puisque leurs athlètes du pays ne peuvent plus porter les couleurs de la Russie.