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Souris Mini blâme les centres commerciaux pour ses problèmes financiers

Annie Bellavance, directrice générale de Souris Mini.
Photo Didier Debusschère Annie Bellavance, directrice générale de Souris Mini.

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Le détaillant de vêtements Souris Mini blâme les propriétaires des centres commerciaux pour une partie de ses déboires financiers.

L’entreprise, qui vient de se placer à l’abri de ses créanciers, a indiqué mardi qu’elle entendait proposer un plan de relance de ses activités.

«Au cours des dernières années, le commerce de détail a beaucoup évolué et il n’est plus suffisant de se fier uniquement aux points de vente physiques pour atteindre notre clientèle», a fait valoir la directrice générale de Souris Mini, Annie Bellavance.

Selon cette dernière, de nombreuses directions de centres commerciaux ont refusé de rouvrir les baux signés à gros prix cours des dernières années par Souris Mini. Ce qui aurait précipité sa chute.

Le détaillant soutient que ses dettes de 17,8 millions $ étaient devenues trop lourde à assumer en raison d’importants coûts fixes dans ses magasins.

«Les centres commerciaux doivent comprendre que les prix des loyers exigés il y a quelques années ne représentent plus la réalité aujourd’hui. On note une baisse importante de l’achalandage», a-t-elle ajouté.

Annie Bellavance, directrice générale de Souris Mini.
Photo Facebook

Des magasins ouverts

Pour l’heure, tous les magasins de Souris Mini demeurent ouverts alors que l’entreprise prépare un plan de relance sous la protection de la Loi des arrangements avec les créanciers des compagnies (LACC), d’après des documents déposés en Cour supérieure du Québec par le syndic Richter.

L’entreprise soutient que les cartes-cadeaux, les garanties et les politiques de retours seront honorés comme prévu.

L’entreprise, dont le siège social est à Québec, compte 350 employés et 29 boutiques au pays, dont 28 au Québec.

Selon la direction de Souris Mini, l’entreprise doit se restructurer alors que ses ventes sur le Web ont explosé au cours des derniers mois. Plus de 25 % des revenus de l’entreprise proviennent du Web.

La direction de Souris Mini ne sait pas encore combien de boutiques vont fermer leurs portes une fois la restructuration complétée.

Souris Mini compte parmi ses actionnaires le Fonds de solidarité FTQ qui a investi plus de 6 millions $ dans l’entreprise en 2015.

Selon les documents de Cour déposés le 1er décembre, les créanciers garantis pour 14,3 millions $ de Souris Mini sont BDC Capital (5,56 M $), la Banque HSBC (4,79 M $), BDC (3,83 M $), le Fonds de solidarité FTQ (2,2 M $), Gestion Annie Bellavance (200 000 $), Gestion Steeve Beaudet (200 000 $).