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Un gouvernement digne de «la Ligue Nationale d’Improvisation»?

Un gouvernement digne de «la Ligue Nationale d’Improvisation»?
Photo Jocelyn Malette

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Le mot « improvisation » était sur toutes les lèvres (ou presque), mardi, à l’Assemblée nationale... surtout sur celles du chef de la Coalition avenir Québec (CAQ)...

S’attaquant au gouvernement au sujet de la loi sur la neutralité religieuse, François Legault a même qualifié la « confusion » de la ministre de la Justice, Stéphanie Vallée, concernant les « services à visage découvert dans les autobus », de moments « dignes de la Ligue Nationale d’Improvisation »...

M. Legault a aussi critiqué la lenteur du gouvernement pour « accoucher » de son projet de loi, employant une fois de plus le terme « improvisation ».

« Ça a pris 10 ans pour que le gouvernement libéral finisse par accoucher du projet de loi n° 62, la loi sur les services à visage découvert, qui va sûrement faire jurisprudence en matière d’improvisation », a-t-il lancé avant d’ajouter « les Québécois en ont assez de l’improvisation libérale. Quand ce n’est pas le monorail du dimanche matin, c’est une loi broche à foin sur les services à visage découvert. »

« Se mouiller avec le burkini »

Le premier ministre Philippe Couillard ne s’est pas fait attendre pour servir une réplique mordante à François Legault, tout en employant un habile jeu de mots...

« Nous sommes convaincus, nous, par rapport aux propositions que font la CAQ et le PQ, nous sommes convaincus, nous, que notre proposition législative respecte les chartes. Est-ce qu’il est en mesure de dire que ses propositions respectent les chartes? Voilà ce qui serait intéressant. Alors, quand on est allés se mouiller avec le burkini, et compagnie, en général, on ne devrait pas donner trop de leçons aux autres sur le respect des chartes des droits », a-t-il répondu.

 

De « kessé »?

Le député péquiste Alain Therrien, en furie, a levé le ton à la période des questions en s’adressant à la ministre de l’Économie, Dominique Anglade, si bien qu’il s’est fourvoyé dans son envolée verbale, laquelle nous a (presque) fait perdre notre latin...

 

« Call me »!

La ministre Anglade, piquée au vif, a invité son adversaire péquiste à lui donner un coup de fil, afin de discuter « des projets pour bâtir le Québec », soulignant par le fait même qu’elle est « plutôt assez sympathique »!

 

Le sens du « timing »

Alors qu’il défendait son chef, Jean-François Lisée, lors d’une mêlée de presse, le député péquiste Pascal Bérubé a été interrompu juste au bon moment, par l’aboiement de Pepper, le chien de la députée Claire Samson...

 

Mme Samson qui souffre d’épilepsie a obtenu la permission exceptionnelle d’être accompagnée par son caniche royal à l’Assemblée nationale, puisqu’il a les facultés de détecter ses crises plusieurs heures avant qu’elles ne se produisent.

Un euphémisme?

Le président de l’Assemblée nationale a dû intervenir auprès du député péquiste Nicolas Marceau pour l’emploi d’« euphémismes ».

« C’est vrai que le gouvernement est cynique jusqu’au bout, complètement et totalement. Il n’y a pas une once, une once d’honnêteté dans ce que je viens d’entendre », a-t-il lancé en Chambre, provoquant plusieurs réactions auprès des parlementaires.

Le président de l'Assemblée nationale, Jacques Chagnon
Photo Simon Clark
Le président de l'Assemblée nationale, Jacques Chagnon

 

« S’il vous plaît! S’il vous plaît, laissez-moi régler ça facilement. M. le député de Rousseau, vous ferez attention dans vos euphémismes », est intervenu M. Chagnon.

Et nous, nous répliquons à M. Chagnon... Dans ce cas-ci, M. Chagnon, il s’agissait d’une hyperbole!

Reconnaître son erreur

Le vice-président de l’Assemblée nationale, François Gendron, a par ailleurs déclaré qu’une motion était « adoptée », à tort, puisque le leader de l’opposition, Pascal Bérubé, demandait un vote nominal. Il s’est toutefois ravisé et a admis son erreur.

 

Faute avouée est à moitié pardonnée!