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Voici pourquoi le prix du porc à l’épicerie pourrait augmenter en 2018

Voici pourquoi le prix du porc à l’épicerie pourrait augmenter en 2018
Photo courtoisie, coopérative fédérée

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La vitamine A, ingrédient important dans la nutrition des porcs du Québec, coûte beaucoup plus cher depuis quelques semaines et l’impact dans votre panier d’épicerie pourrait se faire sentir en 2018. La vitamine A, qui s’achetait 37,50 $ le kilo au cours de l’été, s’achetait 550 $ le kilo le 30 novembre dernier. On parle d’une augmentation de quasiment 1500 %!

Dans un courriel provenant de l’un des dirigeants d’une compagnie de nutrition animale au Québec, il était expliqué que les vitamines A et E connaissaient, depuis quelques semaines, une augmentation fulgurante de leur valeur.

Le porc du Québec, apprécié des consommateurs, ingurgite beaucoup de ces vitamines dans son alimentation. Il risque donc de coûter plus cher à l’épicerie l’année prochaine.

Plusieurs ingrédients en provenance de divers endroits dans le monde sont nécessaires à la composition des vitamines.

Les causes

Cette situation inédite est due à des événements ailleurs dans le monde, comme des mesures environnementales plus strictes en Chine et un incident majeur dans une usine du groupe chimique allemand BASF, le plus grand groupe de chimie au monde.

Le gouvernement chinois déploie tous les efforts pour purifier l’air du pays et a décidé de déménager des entreprises trop polluantes en Mongolie. Cette décision a entraîné l’arrêt de plusieurs chaînes de production d’ingrédients nécessaires à la composition des vitamines. Il y a donc eu une combinaison d’une baisse de production et d’une hausse du coût en Chine en lien avec ces nouvelles règles environnementales.  

Et le 31 octobre dernier, un incendie est survenu en Allemagne dans une usine de BASF. Comme la multinationale produit 45 % du Citral sur le marché mondial, ingrédient nécessaire à la fabrication de la vitamine A, cela a entraîné une pénurie. Il n’en fallait pas plus pour qu’un dérèglement s’installe.

Comme c’est le cas pour l’essence, lorsque des augmentations surviennent en lien avec des événements dans le monde, la facture risque d’être refilée aux consommateurs.


Ce texte est une collaboration spéciale du journal La Vie agricole, dans le cadre de l'ouverture du congrès annuel de l'UPA.