/sports/hockey/canadien
Navigation

« Je suis payé pour marquer » – Max Pacioretty

Blue Jackets vs Canadiens
Photo d'archives, Martin Chevalier

Coup d'oeil sur cet article

Max Pacioretty a toujours l’honnêteté et l’humilité nécessaires pour bien analyser ses propres performances. Avec un seul but à ses 11 derniers matchs et seulement huit en 29 rencontres cette saison, le capitaine sait qu’il doit en donner plus.

S’il devait maintenir le même rythme d’ici la fin de l’année, Pacioretty terminerait le calendrier avec 23 buts et 46 points. Il serait loin de ses saisons de 30 buts et plus et de 60 points et plus des quatre dernières campagnes.

Mais il ne faut jamais partir en peur avec un marqueur comme Pacioretty. Il pourrait se relever dans les prochaines rencontres.

Au lendemain du revers de 4 à 3 contre les Blues de St. Louis où le numéro 67 a connu une soirée des plus ordinaire, il a parlé des ajustements à faire dans son jeu. Pacioretty a reconnu qu’il cherchait trop à battre les gardiens adverses avec des tirs de loin.

« J’ai toujours été capable de marquer de loin, a-t-il rappelé. C’est ma spécialité. C’est correct, ça ne marche pas en ce moment, mais je dois trouver des façons de produire, car je suis payé pour ça. Je dois me créer du temps et de l’espace dans d’autres endroits. Dans cette ligue, c’est presque impossible de transporter la rondelle pendant que cinq ou six gars te regardent, à moins de profiter d’un bond favorable. »

« C’est là que tu as besoin de complicité, un passe-et-va, ou d’avoir la patience pour faire le deuxième jeu, a-t-il continué. Souvent, en tant qu’équipe, on est content de juste envoyer la rondelle au filet et espérer un rebond ou un revirement. On doit plutôt créer l’attaque nous-mêmes. »

Perte considérable

À partir de la fin de novembre l’an dernier, Michel Therrien avait eu la bonne idée d’utiliser plus régulièrement Alexander Radulov au sein du même trio que Pacioretty. L’Américain a grandement profité du jeu du Russe en fond de territoire quand il protégeait la rondelle pour lui permettre de se libérer devant le filet.

Radulov fait maintenant le bonheur de Jamie Benn et de Tyler Seguin à Dallas. Pacioretty, quant à lui, joue à l’aile gauche de Phillip Danault et d’Andrew Shaw depuis le 25 novembre.

Le capitaine a reconnu que le départ de Radulov avait une influence sur son jeu.

« Radu est un des meilleurs en protection de rondelle avec qui j’ai joué, a-t-il dit. Il est probablement le meilleur au monde pour ça. Il épuisait les défenseurs, car ils se fatiguaient à essayer de lui enlever la rondelle. Et quand un coéquipier voit que le défenseur est fatigué, il quitte sa position pour venir l’aider, ce qui permet à un joueur d’être libre. »

Julien reste calme

En conférence de presse, Claude Julien a refusé de critiquer Pacioretty.

« Max fait plusieurs bonnes choses sur la glace, a expliqué l’entraîneur en chef. Il joue bien en infériorité numérique. Je sais que nous jugeons les marqueurs selon leurs statistiques. Mais je trouve que Max apporte plusieurs éléments à l’équipe. Quand il recommencera à marquer, il en marquera plusieurs. Il ne doit pas se décourager. Les buts viendront. Il mène l’équipe pour les tirs (121) et les chances de marquer. »

Drouin encore malade

Ralenti par un virus, Jonathan Drouin n’a pas participé à l’entraînement des siens mercredi. Shea Weber a également reçu congé afin de subir des traitements.

Dans le cas de Drouin, Julien l’a décrit comme un cas probable face aux Flames de Calgary ce soir. Il serait complètement rétabli de sa blessure au bas du corps.