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«Kulizhnikov ne devrait pas être aux Jeux» – Laurent Dubreuil

Laurent Dubreuil rend son verdict: Pavel Kulizhnikov, avec qui il apparaît ici durant l'épreuve de 500 m aux championnats mondiaux de sprint à Séoul en février 2017, ne devrait pas participer aux prochains Jeux olympiques en raison de son passé coupable de dopage.
PHOTO D'ARCHIVES, AFP Laurent Dubreuil rend son verdict: Pavel Kulizhnikov, avec qui il apparaît ici durant l'épreuve de 500 m aux championnats mondiaux de sprint à Séoul en février 2017, ne devrait pas participer aux prochains Jeux olympiques en raison de son passé coupable de dopage.

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L'inconnu qui se dégage dans la sélection des athlètes russes aux Jeux olympiques ne ralentit pas Laurent Dubreuil. À ses yeux, le recordman mondial du 500 m déjà sanctionné pour dopage, Pavel Kulizhnikov, ne doit pas être vu sur la glace à Pyeongchang.

«Voir un tricheur sur la ligne, je n'accepte pas. Tu es tricheur ou tu ne l'es pas. Quand tu as triché une fois contre des règles qui sont claires et explicites, et je ne parle pas d'une suspension pour avoir fumé du «pot», mais pour des drogues qui servent clairement à améliorer les performances, je pense que ça devrait être banni à vie automatiquement. Je n'ai aucune gêne à dire qu'il ne devrait pas être aux Jeux. Quand tu as triché une fois, la relation de confiance est brisée à jamais pour moi», avait exprimé mardi le patineur de vitesse québécois, joint à Salt Lake City où s'arrêtera la Coupe du monde en fin de semaine.

Décision en suspens

Kulizhnikov s'est vu imposer une suspension de deux ans après avoir été contrôlé positif au méthylhexanamine, lors d'un test antidopage aux championnats mondiaux juniors au Japon en 2012. Il a plus tard été forcé de rendre ses médailles d'or au 1000 m et de bronze au 500 m remportées à cet événement. Sa suspension l'a privé de participer aux Jeux olympiques dans son pays en 2014.

Dans la foulée de l'exclusion de la Russie annoncée mardi par le Comité international olympique (CIO), la présence du patineur russe aux prochains Jeux repose sur le jeu des interprétations. «Les athlètes ne doivent pas avoir été disqualifiés ni déclarés inadmissibles en raison d'une violation des Règles antidopage», stipule l'une des conditions du CIO qui guidera un comité chargé de sélectionner les athlètes autorisés à participer aux Jeux en Corée du Sud.

«Les athlètes russes ont des obligations: remplir les conditions de qualification de leur sport, ne jamais avoir été contrôlés positifs ou suspendus», a notamment affirmé à L'Équipe Valérie Fourneyron, ex-ministre française des Sports nommée à la tête de ce comité.

Pas de deuxième chance

Laurent Dubreuil saurait déjà trancher le débat. Kulizhnikov, qui a abaissé en novembre 2015 le record mondial du Canadien Jeremy Wotherspoon de 34,03s à 33,98 s, ne devrait plus «voler des moments à d'autres athlètes dans une carrière», selon lui.

«Une fois, c'est une fois de trop et tu ne devrais pas avoir le droit de revenir», soutient le patineur québécois, qui avoue que «je ne me ferai peut-être pas beaucoup d'amis, mais je suis convaincu que les gens pensent la même chose que moi».

«Je ne crois pas à donner une deuxième chance à des gens qui trichent. Quand je vois (l'Américain) Justin Gatlin gagner à des mondiaux d'athlétisme (100 m l'été dernier) alors qu'il a servi une suspension de six ans (NDLR: 4 ans), ça me fâche. Je trouve ça injuste. Je ne vois pas pourquoi il faut leur donner une deuxième chance.»