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La «souffrance» des barbares

On ne sait plus faire la différence entre le bien et le mal...

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C’est bien beau, être compatissant, mais passé une certaine limite, ça devient complètement fou...

L’autre jour, je vous parlais du directeur du Centre de prévention de la radicalisation menant à la violence qui traçait un parallèle extrêmement douteux – pour ne pas dire insultant – entre les « combattants » de l’État islamique et les militaires canadiens.

On offre bien un soutien psychologique à nos soldats lorsqu’ils reviennent de mission, a-t-il dit à la radio, pourquoi n’agirait-on pas de même envers les djihadistes de retour au pays ?

SOULAGER LES MONSTRES

Eh bien, croyez-le ou pas, mais Herman Deparice Okomba n’est pas seul à penser de la sorte.

Voici ce qu’un prof d’anthropologie de l’Université Laval, Abdelwahed Mekki-Berrada, a déclaré cette semaine à propos des Canadiens qui sont partis combattre aux côtés de l’État islamique et qui veulent revenir au pays.

« Avant de penser à la répression, il faut penser à l’écoute. Encore une fois, on est dans la souffrance. Quand on commet des actes violents, c’est bien connu, il faut aller voir s’il n’y a pas un élément de souffrance. Il faut aller écouter. Si ces personnes ont besoin d’aide et d’assistance, nous avons le devoir de leur fournir. »

J’ai beaucoup de respect envers les intellectuels, mais certains volent tellement haut qu’ils ont perdu tout contact avec la terre ferme.

Nos valeureux militaires sont allés combattre en Afghanistan pour permettre aux jeunes musulmanes d’aller à l’école sans craindre de se faire tirer une balle dans la tête, comme c’est arrivé à Malala Yousafzai en octobre 2012.

Les « combattants » de l’État islamique sont allés en Syrie et en Irak pour violer des jeunes filles et les vendre dans des marchés d’esclaves sexuelles. Ils ont violé et décapité des enfants de sept ans devant leurs parents.

Euh... Vous ne voyez pas la différence ? Vraiment ?

Les « soldats » de l’État islamique ligotaient les homosexuels et les jetaient en bas des bâtiments.

Et il faudrait « écouter leur souffrance » ?

Ça serait notre devoir de leur apporter de l’aide psychologique ?

Vous vous moquez de nous ou quoi ?

LE MONDE À L’ENVERS

En Allemagne, des artistes danois « avant-gardistes » consacrent actuellement une exposition aux martyrs qui sont morts pour leurs convictions.

Parmi les 20 « figures historiques » triées sur le volet par ces créateurs, on retrouve le philosophe Socrate, l’activiste Martin Luther King ainsi qu’un des tueurs du Bataclan et l’un des cerveaux de l’attentat du World Trade Center !

Pardon ?

Pourquoi pas une expo sur les grands leaders du XXe siècle, avec Gandhi, Hitler, Churchill et Staline ?

Les fous d’Allah peuvent bien mépriser l’Occident...

Notre boussole morale est brisée et nous avons complètement perdu le nord.

Les féministes défendent le voile intégral, les artistes rendent hommage aux terroristes, les intellos pleurent sur la souffrance des monstres et les femmes arabes qui nous mettent en garde contre les dangers de l’islamisme au risque de leur vie sont dépeintes comme des racistes...

Sans oublier la gauche qui se met à genoux devant des fondamentalistes religieux.

À force de dire que tout s’équivaut, on a perdu la capacité de faire la différence entre le bien et le mal.