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Le mal aimé

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Jean-François Lisée ne recueille pas la cote d’amour des Québécois dans les sondages et dans les médias avec en prime la remise en question de l’existence même du Parti québécois. L’homme aux millions d’idées et à l’intelligence supérieure vit, ces jours-ci, le genre de railleries qui caractérisent le traitement servi aux « nerds » dans certains établissements scolaires parce que leur environnement souffre difficilement leur génie et tente de s’élever en les rabaissant.

Un enterrement prématuré

Les prédictions électorales et la portée donnée aux sondages à dix mois du scrutin général demeurent, somme toute, aléatoires. L’élection de 2014 illustre les effets de la volatilité de l’électorat, alors que les sondages plaçaient largement en tête l’ex-première ministre Pauline Marois et auguraient de la disparition de la CAQ. Nous connaissons la suite de l’histoire.

Cette humeur changeante de l’électorat ne freinera toutefois pas les espoirs des fédéralistes inconditionnels d’en finir avec le parti le plus susceptible de mener le Québec à son indépendance, comme elle n’éteindra pas les ambitions de QS sous des airs vertueux de cannibaliser le PQ pour se hisser dans les intentions de vote.

Un travail titanesque

Bien qu’il soit trop tôt pour inhumer le PQ, le chef et ses militants devront cependant compter sur leurs propres moyens et déployer des efforts inouïs pour raviver la ferveur de l’électorat et ainsi rameuter les sympathisants déçus. Les médias traditionnels et sociaux ne suffisent pas jusqu’à maintenant pour capter l’attention des citoyens et mettre clairement en valeur leur vision du développement du Québec.

Le PQ ne manque pas d’idées, si on se fie au cahier de résolutions de son dernier congrès, mais elles ne circulent pas. Le temps est venu pour le PQ de reprendre un militantisme plus actif où l’on délaisse les palabres de réunions d’instances pour renouer avec les assemblées de cuisine et l’intensification du porte-à-porte.