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L’UPA souhaite revoir son plan de financement

Les fermes de plus grande taille vont devoir débourser davantage

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L’Union des producteurs agricoles (UPA) prolonge son plan de financement d’un an, le temps de changer la structure dont elle perçoit les cotisations auprès de ses membres.

L’UPA, avec un budget annuel de 22,5 M$, compte demander une modification à la Loi sur les producteurs agricoles « pour que le financement de l’organisation soit partagé de façon plus équitable » entre les membres.

« On va demander au ministre Laurent Lessard de modifier l’article de loi qui permettrait d’établir des cotisations qui sont davantage ajustées en fonction des revenus des entreprises agricoles plutôt que sur leur statut juridique », a affirmé hier Marcel Groleau, président.

L’organisme, qui représente 41 000 membres au Québec, souhaite que les changements soient apportés en 2018 avant de présenter son futur plan de financement. Lorsqu’une ferme appartient à un couple, l’UPA perçoit deux cotisations fixes qui sont actuellement établies à 336 $, peu importe la taille de l’entreprise. Elle souhaiterait établir une cotisation par entreprise, mais qui serait modulée en fonction des revenus.

« Ensuite, ce sera un débat entre les producteurs pour savoir où on établit la cotisation et de quelle façon », a-t-il ajouté.

Selon le modèle proposé, les plus grandes entreprises seraient appelées à cotiser plus, alors que les entreprises de petite taille le seraient moins.

« L’objectif, c’est d’avoir un financement plus équitable. Ce n’est pas pour augmenter les revenus de l’Union », a dit le président.

Revoir les pratiques

En contrepartie, l’UPA s’engage à assainir ses finances.

« Nous avons demandé à un groupe de travailler avec nous pour s’assurer que nos façons de faire sont les plus économiques possible avant de présenter le futur plan de financement », a poursuivi M. Groleau.

En attendant la mise en place du nouveau plan de financement, les délégués, qui sont réunis à Québec dans le cadre du congrès annuel, auront à voter aujourd’hui sur l’augmentation de 10 $ de la cotisation de base.

« C’est partagé. Il y en a qui constatent qu’on n’aura pas le choix de hausser les cotisations pour garder une organisation vivante et dynamique, mais pour ceux qui ont plus de mal à arriver, c’est plus difficile à accepter », a confié une déléguée.