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Mélanie Joly : le devoir de reculer

Mélanie Joly : le devoir de reculer
Photo Chantal Poirier

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Ce vendredi midi, Mélanie Joly, ministre du Patrimoine canadien, viendra nous visiter.

Elle donnera une conférence très attendue à la Chambre de commerce du Montréal métropolitain. Le thème : Un Canada créatif – Une vision pour les industries créatives canadiennes.

En fait, c’est la ministre elle-même qui sera la plus attendue, mais pas tout à fait dans l’allégresse...

En guise de «bienvenue», une vaste coalition d’artistes, de producteurs et de diffuseurs fait en effet paraître son message aujourd’hui dans les pages du Journal de Montréal et du Devoir.

Dans la foulée de la décision injustifiable du gouvernement Trudeau de soustraire Netflix à l’obligation de percevoir les taxes au Canada, cette coalition répond ceci :

«On ne peut permettre aux géants étrangers d’échapper aux taxes que toutes les entreprises d’ici doivent prélever. Il faut corriger cette injustice qui pénalise nos entreprises, nos artistes, nos artisans et nos travailleurs. Tous ensemble, nous avons le devoir de protéger la culture du Québec et du Canada.»

Difficile d’être plus clair.

Pour Justin Trudeau, le message est d’autant plus lourd sur le plan politique qu’il comptera à nouveau sur le Québec pour contribuer à le reporter au pouvoir en 2019.

D’autant plus lourd aussi parce que l’ampleur de cette même coalition est sans précédent.

On y trouve, entre autres, Pierre Karl Péladeau, Peter Simons, Denys Arcand, Martin Matte, Patrick Huard, Denise Filiatrault, Fabienne Larouche, Alexandre Taillefer, Stéphane Laporte, la CSN, la FTQ, TVA, Bell Média, Cogeco, Télé-Québec, TV5, Brian Myles, le Syndicat des communications de Radio-Canada, le Conseil du patronat du Québec, Karine Vanasse, Pixcom, Groupe V Média, Jean-Claude Lord, Claude Fournier, Marie-Josée Raymond et de nombreux autres.

Si le premier ministre Trudeau prend ses responsabilités à coeur, ses vraies, il demandera à sa ministre de faire ce que doit.

Soit de reculer en mettant fin à cette injustice fiscale et culturelle tout simplement inacceptable.

***

Addendum

Pour mon analyse de la décision du gouvernement Trudeau sur Netflix, c’est ici : «Vendre l’invendable».