/sports/fighting
Navigation

Pascal traité en faire-valoir

Après avoir vu son vol annulé, le pugiliste québécois est arrivé beaucoup plus tard que prévu à Miami

SPO-JEAN PASCAL
Photo Agence QMI, Sébastien St-Jean

Coup d'oeil sur cet article

MIAMI | Jean Pascal a vécu une journée rock’n roll mercredi en se dirigeant vers Miami. Une épopée qui n’est pas digne de celle d’un ancien champion du monde.

Tout a commencé au petit matin. Pascal et son équipe se sont levés à 2 h pour arriver à l’aéroport Montréal-Trudeau une heure plus tard. Ils embarquent dans l’avion pour un vol direct vers Miami à 6 h. Toutefois, ils font le pied de grue pendant une heure et 40 minutes.

Un bris d’extincteur force la compagnie American Arlines à annuler son vol. À ce moment, il est 7 h 40, donc trop tard pour que le boxeur et son groupe puissent attraper l’envolée d’Air Canada prévue pour 7 h 50. Et là, les problèmes commencent.

Après quelques minutes de discussions avec différentes compagnies aériennes, les Québécois se retrouvent alors avec un vol Montréal-Philadelphie-Miami. Ce qui signifie qu’ils ont posé le pied en Floride vers 19 h, soit neuf heures plus tard que l’horaire prévu.

Dans ce calendrier, il était planifié que Pascal s’entraîne à deux reprises. Ces deux séances avaient pour objectif que l’ancien champion du monde se couche dans la soirée en respectant la limite contractuelle de poids de 178 lb. Si ce n’était pas le cas, il devrait remettre 20 % de sa maigre bourse de 25 000 $ US.

Pascal et son entraîneur Stéphan Larouche ont été ingénieux pour éviter de perdre leur journée au complet. À leur arrivée à l’aéroport de Philadelphie, ils ont trouvé un coin tranquille pour faire du

« shadow » pendant quelques minutes alors que le boxeur était habillé comme un ours.

Avec le sourire malgré tout

Pascal est finalement arrivé à son hôtel de Miami Lakes vers 19 h 45. Il a esquissé plusieurs sourires alors qu’il sortait ses bagages de son véhicule de courtoisie. Une bonne nouvelle.

« C’est la première fois qu’une telle situation m’arrive chez les professionnels, a souligné Pascal. On a vécu des choses hors de notre contrôle. Cette journée changera nos plans avant la pesée et je devrai m’entraîner demain [ce matin].

Ce qui ne nous brise pas nous rend plus forts. Il faut tenter de garder le sourire malgré tout. »

Au cours de sa carrière, Pascal a toujours été très minutieux dans ses négociations et dans les semaines qui précèdent ses duels. Comment a-t-il pu être aussi brouillon pour ce qui pourrait être son chant du cygne dans la boxe ?

« Avec Al Haymon, c’est plus difficile d’avoir le contrôle sur tout ce qui se passe », a-t-il fait remarquer.

Pas assez de chambres ?

On a également assisté au feuilleton des chambres d’hôtel. Pascal aurait pu arriver dès mardi s’il l’avait souhaité.

Toutefois, il n’y avait qu’une chambre disponible au Shula Hotel alors qu’il en avait besoin de six.

« Je suis un gars d’équipe et je ne voulais pas arriver tout seul à Miami, a expliqué le pugiliste de 35 ans. On gagne en équipe et on perd en équipe. C’est un pour tous, tous pour un !

Pour moi, tout ce qui est arrivé aujourd’hui [mercredi] et depuis quelques jours, ça me donne une motivation supplémentaire pour donner un bon spectacle. »

Pour revenir au combat de demain soir, ce sont les journalistes montréalais qui ont appris à Pascal qu’il boxera en plein air lors de son affrontement contre Ahmed Elbiali.

« Ça ne me dérange pas vraiment. J’ai déjà boxé deux fois à l’extérieur durant ma carrière (en 2006 contre Darnell Boone et en 2007 contre Christian Cruz) », a-t-il raconté.

Toutefois, le Québécois n’avait pas eu à négocier avec l’humidité, omniprésente à Miami. Est-ce qu’il pourra surmonter ce nouvel obstacle ?

On le saura vers 23 h demain.