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Carey Price est toujours le visage de l’équipe

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Photo d’archives Carey Price a retrouvé ses moyens depuis son retour au jeu.

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Carey Price a maintenant enfilé son masque et ses jambières six fois depuis son retour au jeu, le 25 novembre contre les Sabres de Buffalo. Il a dissipé tous les doutes possibles à son égard en affichant un dossier de 5-1-0 avec une moyenne de 1,67 et un taux d’efficacité de ,946.

Méconnaissable lors des premières semaines de la saison, le gardien a trouvé la recette pour redevenir dominant.

Dans le vestiaire du Canadien, Tomas Plekanec est le seul qui connaît Price depuis sa saison recrue dans la LNH en 2007-2008.

« Je ne suis pas surpris de l’avoir vu rebondir aussi rapidement, a dit Plekanec. C’est Carey. »

Peu de réponses

Pour Plekanec, il n’y a aucun doute que le CH forme une équipe plus confiante avec le numéro 31 devant le filet.

« C’est toujours différent quand il est là, a répliqué le Tchèque de 35 ans. C’est Carey Price et il y a juste un Carey Price dans la LNH.

Il est le visage de notre équipe. Il est un grand gardien. Il est de retour au sommet. Il n’y a rien d’impossible avec un gardien comme lui. »

Avant de se blesser au bas du corps lors de la période d’échauffement contre le Wild du Minnesota, à St. Paul, le 2 novembre, Price présentait des chiffres atroces. Il avait une fiche de 3-7-1 avec une moyenne de 3,77 et un taux d’efficacité de ,877.

C’est le jour et la nuit depuis son retour en action. À ses six plus récentes sorties, il a bloqué 176 des 186 tirs qu’il a reçus et il a donné deux buts de moins à ses rivaux par rencontre.

Questionné à savoir s’il est heureux et soulagé par ce retour en force, le gardien de la Colombie-Britannique a offert une réponse assez glaciale.

« Je l’ai déjà dit, je n’accorde pas vraiment d’importance aux statistiques, a répondu Price. Je garde une mentalité d’un match à la fois. »

Price a refusé de cibler un changement important pour expliquer son regain de vie. La technique ? La confiance ? Un changement à son équipement ? Une meilleure collaboration avec Stéphane Waite ?

« Je ne sais pas, a-t-il répliqué. Je dirais que j’ai les bonds de mon côté. »

Bloquer les rondelles

Il n’y a pas juste le facteur chance. Comme l’écrivait José Théodore dans sa chronique de mardi dans Le Journal, Price a retrouvé le feu dans ses yeux et ce changement de cap s’inscrit plus dans un changement d’attitude que de technique.

Au cœur de la tourmente avec Price, Claude Julien a toujours réitéré que son gardien étoile était pour rebondir. Il n’a jamais perdu confiance en ses capacités et sa force de caractère. À la veille du match contre les Flames de Calgary, Julien n’a pas cherché d’explication scientifique pour décrire le retour en force de son joueur étoile.

« Je ne suis pas un entraîneur des gardiens, je suis juste un entraîneur, a souligné Julien. Comme les autres entraîneurs dans la LNH, je demande juste une chose à mes gardiens. S’ils arrêtent la rondelle, je suis satisfait. Pour le reste, c’est le travail de Stéphane (Waite). »