/news/currentevents
Navigation

Un pédophile récidiviste demeure en prison en attendant sa sentence

Coup d'oeil sur cet article

Un pédophile récidiviste qui avait abusé d’une fillette de cinq ans dans les vestiaires d’une piscine publique de Montréal ne sera pas libéré en attendant de savoir s’il sera déclaré délinquant dangereux.

« Le tribunal rejette la requête », a lancé récemment la juge Silvie Kovacevich dans le dossier de Steve Hurdle.

Steve Hurdle
Capture écran TVA NOUVELLES
Steve Hurdle

Même si le pédophile de 38 ans est détenu depuis 2014, il encourt une peine beaucoup plus longue. En fait, il pourrait même écoper d’une peine « à durée indéterminée » si jamais il se fait étiqueter délinquant dangereux.

Son parcours criminel avait commencé en 2001, lorsqu’il avait été condamné à une année de prison pour une agression sexuelle et de voies de fait. Quatre années plus tard, il avait récidivé en agressant sexuellement une fillette de quatre ans dans un Dollarama de Sherbrooke.

Délinquant à contrôler

Il avait alors été déclaré délinquant à contrôler, avec en plus une interdiction de se trouver en présence d’enfants de 14 ans et moins. Cela n’avait pas semblé déranger Hurdle, puisqu’en 2014, il s’était présenté à une piscine publique de Montréal.

Après avoir repéré une fillette de cinq ans, le pédophile l’a traînée dans une cabine de vestiaire pour y commettre des abus sexuels avant de partir sans être intercepté.

Hurdle avait été attrapé peu après et la Couronne envisage maintenant la possibilité que le pédophile soit déclaré délinquant dangereux.

Depuis la mise en accusation, le dossier de Hurdle traîne en longueur. Mais ce n’est pas à cause de la Couronne, affirme la magistrate. En fait, si le dossier a si souvent été reporté, c’est à la demande de l’accusé qui a changé plusieurs fois d’avocat.

Conditions de détention

Hurdle se plaignait également de ses conditions de détention. Il est détenu à l’écart des autres prévenus, ce qui restreint son accès au gymnase et à la cour extérieure.

« De telles mesures sont justement mises en place pour assurer sa protection et sa sécurité vu la nature de l’infraction », a noté la juge Kovacevich.

Il se plaignait aussi du « manque de soins appropriés » en détention et que l’accès aux soins n’était pas assez rapide. Mais ses arguments ont été balayés du revers de la main.

« Même pour les personnes en liberté, le système de santé souffre de délais d’attente », explique la magistrate, qui a finalement refusé la demande de remise en liberté.

Hurdle reviendra à la cour en janvier, pour la suite des procédures.