/misc
Navigation

Amir Khadir dit ses quatre vérités à la Turquie

Le député de Québec solidaire a semoncé la Turquie d'Erdogan

Le député Amir Khadir.
Photo Simon Clark/Agence QMI Le député Amir Khadir.

Coup d'oeil sur cet article

Un moment hors du commun est survenu à l’Assemblée nationale jeudi, alors que le député de Québec solidaire, Amir Khadir, a croisé, par hasard, l’ambassadeur de la République de Turquie au Canada, Selçuk Ünal. M. Khadir a eu l’occasion d’exprimer ses  «récriminations» et «doléances» au dignitaire. Le moment a été capté par la caméra de Global, qui nous a gracieusement fourni les images.

L’arrivée du caméraman pendant l’échange entre les deux hommes politiques, a toutefois créé un certain malaise chez le Turc.

 

Interrogé à ce propos, M. Khadir nous a raconté le contexte de cette rencontre.

«Je lui ai dit: “Monsieur l’ambassadeur, je crois que vous appréciez les gens qui sont francs et je dois vous dire, en toute franchise, que je suis très très inquiet de voir que tant de gens sont arrêtés de manière sommaire, notamment l’emprisonnement du président d’Amnistie internationale. Ce n’est pas bon pour la Turquie, ce n’est pas bon pour l’ensemble du Moyen-Orient, vous ne pouvez pas faire ça”. Et c’est là qu’on s’est fait surprendre par la caméra», a-t-il raconté.

M. Khadir a, par la suite, expliqué pour quelle raison il y a eu un malentendu...

«Moi j’avais compris qu’il voulait qu’on rentre jaser de ça à l’abri des caméras. Alors que lui il disait: “soit on discute de ça entre nous seulement, pas de caméras, soit qu’il faut le faire et moi je veux m’adresser à la caméra”. C’est ça que j’ai compris après. Mais moi j’ai dit: “Non, non, on peut discuter entre nous” parce que je ne voulais certainement pas qu’il pense que c’était un piège. C’était un pur hasard. Moi je sortais et lui il rentrait. À l’intérieur, on a élaboré davantage et il m’a dit: “Bien oui monsieur Khadir. Moi aussi, j’aurais des explications à donner. Alors il m’a donné sa carte et je suis censé le relancer pour aller lui présenter nos doléances avec Amnistie internationale», a-t-il fait savoir.

Comble du hasard, ce moment est survenu alors que l’Assemblée nationale a adopté une motion pour souligner la Journée internationale des droits de l'Homme. 

«Il n’y a pas de hasard», a lancé M. Khadir!