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Audrey Robichaud veut finir sa carrière à Pyeongchang

L’aînée de l’équipe canadienne tentera le tout pour le tout pour se qualifier

L’aînée de l’équipe canadienne des bosses, Audrey Robichaud, tente de participer à ses troisièmes Jeux olympiques.
Photo Courtoisie Ski acrobatique Canada L’aînée de l’équipe canadienne des bosses, Audrey Robichaud, tente de participer à ses troisièmes Jeux olympiques.

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Dans un sport où les chocs répétitifs sur les bosses suggèrent d’abandonner, Audrey Robichaud incarne mieux que n’importe qui la longévité dans l’univers du ski acrobatique. Décidément, les Jeux olympiques continuent d’exercer leur attrait.

« C’est une année olympique. C’est le but, c’est ce qui me garde là. Elle est là ma motivation de la saison », nous a résumé l’athlète de 29 ans, rencontrée avant son départ vers l’Europe pour le début de saison.

Sélection exigeante

L’acrobate des neiges originaire de Val-Bélair se trouvera au sommet de la pente de la station finlandaise de Ruka, samedi, pour le lancement de la Coupe du monde des épreuves de bosses. Dans l’ombre des têtes d’affiche canadiennes comme Mikaël Kingsbury, Philippe Marquis et les sœurs Dufour-Lapointe, la skieuse au physique compact tient bon.

Elle a pourtant conscience du processus ardu de sélection pour les Jeux de Pyeongchang. Le Canada doit choisir un maximum de 30 athlètes dans cinq disciplines (bosses, demi-lune, sauts, skicross et slopestyle), tous genres confondus. Plus sélectif encore, car trois « bosseurs » (Kingsbury, Justine Dufour-Lapointe et Andi Naude) sont déjà préqualifiés en vertu de leurs résultats de la saison dernière, ce qui complique la chose en sachant que la représentation en bosses devra se limiter à sept skieurs, dont un maximum de quatre du même sexe.

« Je vise le tout pour le tout. Si ça ne marche pas, je ne vais pas rester accrochée non plus. C’est beau les Jeux olympiques, mais je peux déjà me dire que j’ai quand même eu une carrière incroyable. On s’entraîne beaucoup pour les Jeux une fois à tous les quatre ans, mais ça demeure une compétition comme les autres. Le seul problème, c’est qu’elle arrive seulement à tous les quatre ans », affirme Robichaud, qui a participé aux Jeux de Turin (8e) et de Sotchi (10e).

« La vie ne s’arrête pas là. Je m’amuse encore. C’est sûr qu’il y a des journées moins le “fun” que d’autres, mais ces journées-là sont déjà meilleures que si je les passais assise à un bureau. »

Comme un boni

Avec une récolte de neuf podiums en 130 courses d’une carrière internationale qui s’étend sur près de 13 ans, l’aînée de l’équipe canadienne aurait eu des occasions de tout balancer en cours de route. L’histoire nous dira si l’hiver la récompensera d’avoir persévéré.

« J’essaie de ne pas trop penser au futur. J’y pense un peu, mais je ne veux pas me stresser avec ça. Je vis pour l’instant au jour le jour et quand sera venu le moment de me fixer sur mon avenir, je le ferai en temps et lieu », dit-elle.

« Ultimement, j’aimerais que les Jeux olympiques bouclent la boucle sur ma carrière. Si tout va bien, ça va être ça. Peu importe ce qui arrivera, je vais me ressaisir et je vais analyser les possibilités. Je ne me prononce pas sur mon avenir, sauf que si je vais aux Jeux, ce serait vraiment la cerise sur le sundae. »

Pouliot-Cavanagh abdique

Par ailleurs, un régulier de l’équipe canadienne des bosses, Simon Pouliot-Cavanagh, a annoncé hier qu’il renonçait au processus de sélection olympique. Le skieur originaire de L’Ancienne-Lorette a indiqué sur sa page Facebook qu’il ne s’est pas remis avec satisfaction d’une blessure à un genou, subie aux championnats mondiaux en mars dernier, et qu’il devra se soumettre à une opération.