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Couillard compare le «Bonjour/Hi» au Pastagate

Periode des questions
Photo Simon Clark Philippe Couillard regrette les impacts négatifs sur l’image du Québec à l’étranger à la suite de l’adoption d’une motion qui demandait aux commerçants d’abandonner la formule «Bonjour/Hi», pas assez francophone, pour accueillir leurs clients.

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Philippe Couillard regrette les impacts négatifs sur l’image du Québec à l’étranger à la suite de l’adoption d’une motion qui demandait aux commerçants d’abandonner la formule «Bonjour/Hi», pas assez francophone, pour accueillir leurs clients.

«J'ai émis la crainte que tout ça soit traité de façon un peu ridicule à l'extérieur du Québec, et je dois dire que les événements ont donné raison à cette crainte. On se souvient de l'ancien épisode du «pastagate» il y a quelque temps, on a quelque chose qui ressemble à ça dans les médias internationaux», a indiqué Philippe Couillard jeudi en période de questions.

À la suite d’une question de Jean-François Lisée, il a d’ailleurs pris la parole en anglais pour tenter de limiter les dégâts auprès de la communauté anglophone, qui a vivement réagi à cette motion adoptée grâce à l’appui unanime des députés du PLQ, incluant M. Couillard.

«The English language is not a foreign language in Québec (L’anglais n’est pas une langue étrangère au Québec», a-t-il lancé. La veille, la ministre responsable des relations avec les anglophones Kathleen Weil avait indiqué que les citoyens en furie contre la motion l’avaient mal compris.

M. Couillard ne revient pas sur sa décision d’appuyer la motion, mais il dresse pourtant un parallèle avec l’épisode peu reluisant du Pastagate. Il s’agit du nom informel d’une affaire qui a fait les choux gras de la presse après qu’un inspecteur de l’Office québécois de langue française eut donné une contravention à un restaurant italien parce qu’il utilisait des mots comme «pasta» dans son menu.

C’est la ministre de la Culture, Marie Montpetit, qui a mis le feu aux poudres la semaine dernière lors d’une entrevue à TVA où elle a indiqué que l’usage de cette formule était un «irritant».

Le PQ a ensuite repris la balle au bond et proposé l’adoption d’une motion pour que «[L’Assemblée nationale du Québec] invite tous les commerçants et tous les salariés qui sont en contact avec la clientèle locale et internationale de les accueillir chaleureusement avec le mot bonjour». Elle a reçu l’appui de tous les partis, incluant le PLQ.

Par ailleurs, Jean-François Lisée a rapporté les propos de François Legault dans une entrevue en anglais à CBC. «Le chef de la CAQ a dit : Je pense qu'on accorde trop d'importance à la connaissance du français dans la sélection. À la CAQ, on dit que le premier et peut-être le seul critère de sélection doit être la compétence professionnelle. Donc, pour la CAQ, on pourrait avoir 100 % d'immigrants qui ne connaissent pas le français au point d'entrée», a déploré M. Lisée.