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Il tente de se suicider malgré les nombreux appels à l’aide d'une proche

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Marta Rzepkowska, une femme dont le bébé de 10 mois a été tué par son ex-conjoint à l’été 2015, se débat afin de venir en aide à un proche, dépressif et suicidaire, sans succès.

Déjà profondément marquée par le meurtre de son poupon de 10 mois, et du suicide de son ex-conjoint, Marta Rzepkowska est même jusqu’à aller à supplier les policiers d’aider cette personne dépressive, qu’elle souhaite aider.

La fin de semaine dernière, malgré l’appel à l’aide de Rzepkowska aux autorités, l’homme a choisi d’en finir. Alors qu’il circulait sur l’autoroute 40, il a décidé de provoquer un accident pour en finir. Il aura toutefois réussi à s’en sortir sans blessures graves.

voiture
TVA Nouvelles

 

Marta Rzepkowska croit que son fils décédé l’aurait protégé, un peu comme un ange-gardien. 

«Il n’a pas de blessure, il n’a rien, c’est presque impossible», raconte-elle en entrevue à l’émission le 9 Heures.

Selon la femme cette tentative de suicide n’aurait jamais eu lieu s’il avait eu de l’aide.

«Ça fait plusieurs semaines que je l’amène partout pour l’aider. Le jour avant qu’il fasse sa tentative de suicide, je suis allée au poste de police et j’ai supplié de l’aider. C’était les mêmes policiers qui ont refusé de m’aider lorsque j’avais demandé de m’emmener en maison d’hébergement quand j’ai eu peur pour la vie de mon enfant, pour ma vie», détaille la femme en entrevue avec Jean-François Guérin.

La femme qui a tenté à plusieurs reprises de faire soigner cette personne est à bout de souffle. Elle constate, à la lumière de ce nouveau drame qui bouleverse sa vie, que les ressources sont extrêmement difficiles à obtenir.

Dans le cas de son proche, puisqu’il a attenté à ses jours il est, depuis son accident, sous observation à l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal (anciennement l’Hôpital Louis-H. Lafontaine).

Toutefois, il assure que dès qu’il sortira, «il ne se manquera pas», indique Marta Rzepkowska, toujours ébranlée. «Je ne sais plus quoi faire, je suis à bout de souffle», ajoute-t-elle.

Elle souligne qu’il faut agir avant, en prévention, mais cette avenue, à la lumière de son expérience, semble plutôt ardue.

Certaines procédures légales existent afin de forcer une personne à se faire traiter.

Si vous avez besoin d’aide: Association québécoise de prévention du suicide: 1-866-APPELLE (1-866-277-3553)