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La richesse des Québécois au neutre

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OTTAWA | La richesse des Québécois fait du surplace depuis 2012 à cause de la valeur mobilière et des fonds de pension dans la province qui sont au neutre.

Si le constat est « prévisible » il faut tout de même s’en « inquiéter », selon le professeur de l’École nationale d’administration publique, Moktar Lamari. « Quand le bâtiment va, tout va, résume M. Lamari. Au Québec, il n’y a pas assez de demande pour l’immobilier pour créer de la richesse. »

La dévitalisation des régions, la difficulté à retenir les immigrants et la pénurie de main-d’œuvre tirent elles aussi la richesse de la province vers le bas, selon M. Lamari.

Contrairement aux habitants des autres provinces canadiennes (sauf ceux du Nouveau-Brunswick), les Québécois ne se sont pas enrichis de 2012 à 2016, selon des données publiées jeudi par Statistique Canada.

Si les familles québécoises vendaient toutes leurs possessions et payaient leurs dettes, il leur resterait aujourd’hui quelque 208 000 $ en avoirs. Il s’agit du même montant qu’en 2012. C’est donc dire que le patrimoine familial des Québécois piétine depuis cinq ans.

Seuls les ménages du Nouveau-Brunswick ont vu la valeur nette de leurs avoirs encaisser un recul, passant de 184 700 à 158 400.

Au national

Dans l’ensemble canadien, le patrimoine des familles s’est accru de 12,4 %, pour passer de 391 700 $ à 440 200 $, de 2012 à 2016.

Durant cette période, « la valeur médiane des maisons a stagné au Québec alors qu’elle a augmenté de 100 000 $ en Ontario », illustre un porte-parole de Statistique Canada, René Morissette.

Idem pour la valeur des fonds de pension privés, qui a bondi de 27 000 $ en Ontario et seulement de 8000 $ dans la province voisine.

Parmi les grandes villes, c’est à Vancouver que le patrimoine familial est le plus élevé, s’élevant à 434 400 $. Il s’agit du double de la valeur déclarée à Montréal (170 000 $). La ville de Québec fait bonne figure, se situant au 4e rang, avec 335 100 $.