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Coupable d'agression sexuelle, l'ex-coach Bertrand Charest connaîtra sa sentence vendredi

Bertrand Charest
Photo d'archives Bertrand Charest
Coupable

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L’ancien entraîneur de ski Bertrand Charest, qui a été trouvé coupable de 37 chefs d’accusation d’agression sexuelle sur neuf jeunes skieuses, connaîtra sa sentence ce vendredi matin au palais de justice de Saint-Jérôme.

La Couronne réclame 12 ans de pénitencier alors que la défense suggère de quatre à six ans.

Ayant déjà purgé trois ans de détention préventive comptant pour quatre ans et 2 mois, il se pourrait théoriquement qu’il sorte de prison plus rapidement si le juge décidait de lui imposer une peine de quatre ans.

« Véritable prédateur »

Ce scénario est toutefois peu probable, le juge Sylvain Lépine n’ayant pas été tendre à l’endroit de Charest quand il a rendu sa décision.

« (L’accusé) est un véritable prédateur tissant sa toile soigneusement pour y attirer de jeunes femmes, adolescentes, et exercer sur elles un ascendant total », avait lancé le juge en juin dernier.

Lors des représentations sur sentence le 14 novembre dernier, l’avocat de Charest, Me Antonio Cabral, avait évoqué des facteurs atténuants qui, selon lui, jouaient en faveur de son client.

Il a souligné que Bertrand Charest n’aurait pas commis de crime similaire depuis 1998 et qu’il a agi en citoyen exemplaire. Il a aussi cité les rapports sexologiques réclamés par la cour qui révèlent que les risques de récidive de Charest sont faibles ou très faibles.

Crime sans violence ?

« Il y a une différence entre un individu qui attend une jeune fille dans un parc pour la violer et un entraîneur proche de ses athlètes qui s’attache à elles et que les athlètes développent des sentiments pour lui », avait aussi ajouté l’avocat pour expliquer que les crimes n’étaient pas violents.

Ces propos ont fait réagir le juge.

« Quel message on envoie aux jeunes athlètes et aux entraîneurs si je dois prendre cet élément en considération ? », a questionné le juge.

Le 14 novembre, Bertrand Charest s’est adressé à la cour pour la première fois afin de présenter des excuses à ses victimes, sans toutefois admettre les faits.

« Je suis très peiné de vous avoir fait vivre ce processus que j’aurais tant aimé vous éviter. Je suis profondément désolé pour les torts qui auraient pu vous être occasionnés de quelque nature que ce soit », avait-il lancé en sanglotant.

Bertrand Charest a porté le verdict de culpabilité en appel.