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On n’a plus de bons films de Noël

Les récents films de Noël n’ont pas la magie des classiques du genre

Le retour de papa 2 a été très mal 
accueilli.
Photo Courtoisie, Paramount Le retour de papa 2 a été très mal accueilli.

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C’est ce temps de l’année où les réseaux de télé et les services de vidéo sur demande contribuent à propager l’esprit des Fêtes en programmant les traditionnels films de Noël. Du Sapin a des boules à Miracle sur la 34e rue, on aura l’occasion au cours des prochaines semaines de revoir pour la énième fois ces classiques du genre qui ont réussi à traverser le temps.

Personnellement, je ne me lasse pas de revoir Le sapin a des boules, une comédie qui fait toujours mouche même si je connais tous les gags par cœur. Le lutin, avec Will Ferrell dans le rôle d’un grand dadais qui a été élevé par les lutins du père Noël, me fait rire à tout coup.

C’est toujours un plaisir aussi, à l’approche des Fêtes, de revoir les bons vieux Maman, j’ai raté l’avion (surtout le premier), L’Étrange Noël de monsieur Jack de Tim Burton et Love Actually, qui demeure à mon avis une des meilleures comédies romantiques à avoir été réalisées.

Heureusement que ces « classiques » existent. Car les amateurs de films de Noël n’ont pas été très gâtés au cours des dernières années. Malgré le fait qu’ils en produisent de nouveaux chaque année, les studios hollywoodiens semblent avoir de plus en plus de mal à réaliser de vrais bons films de Noël.

Recette perdue ?

La cuvée 2017, par exemple, risque d’être rapidement reléguée aux oubliettes. La comédie Le retour de Papa 2, avec Will Ferrell et Mark Wahlberg, a été très mal accueillie par la critique le mois dernier. Les mères indignes se tapent Noël, une autre comédie qui se déroule pendant les Fêtes, a été un flop sur toute la ligne. Dans un tout autre genre, L’homme qui inventa Noël, qui se penche sur le processus d’écriture du roman Un conte de Noël de Charles Dickens, s’avère charmant, mais ne passera pas à l’histoire.

Il suffit de jeter un coup d’œil sur la liste de films de Noël sortis au cours des dernières années pour se rendre compte que les cuvées précédentes n’étaient pas terribles non plus. L’an passé, on avait eu droit à la décevante suite de la comédie irrévérencieuse Méchant père Noël (Bad Santa) et à Noël en folie au bureau, une autre comédie vulgaire qui n’avait pas fait long feu au box-office.

Les studios hollywoodiens auraient-ils égaré la recette des bons films de Noël ? À part quelques rares exceptions près, comme Un conte de Noël avec Jim Carrey (2009) ou

Mission Noël (2011), les films de Noël qui ont pris l’affiche dans les 10 dernières années n’ont pas réussi à marquer les esprits. Il semble qu’on va devoir continuer à se rabattre sur les mêmes bons vieux classiques du genre pour les années à venir.


Le chiffre de la semaine

  • 1,2 M$: Les recettes du film québécois Junior Majeur après 11 jours à l’affiche

La citation de la semaine

« Je peux vous garantir que je serai deux fois plus présent dans le nouveau film que dans le précédent ! »

– Mark Hamill à propos de la présence de Luke Skywalker dans Star Wars : Les derniers Jedi

Mes choix de la semaine

Au cinéma

The Disaster Artist

Dans cette comédie qui s’attire les louanges depuis quelques semaines dans la presse américaine, James Franco se glisse dans la peau de Tommy Wiseau, le réalisateur du film The Room, qui est considéré comme l’un des pires navets de l’histoire du cinéma.

  • En salles aujourd’hui

Sur DVD ou VSD 

Le problème d’infiltration

Christian Bégin livre une interprétation troublante dans ce thriller étonnant du cinéaste Robert Morin (Requiem pour un beau sans cœur, Le nèg’) qui raconte l’histoire d’un chirurgien pervers narcissique qui sombre dans l’horreur après avoir perdu le contrôle de sa vie.

  • Sur DVD et en vidéo sur demande

À la télé 

Astérix et Obélix : au service de Sa Majesté

L’acteur Édouard Baer joue un Astérix savoureux dans cette très réussie et amusante adaptation des aventures des célèbres irréductibles Gaulois qui met aussi en vedette l’incontournable Gérard Depardieu (Obélix), l’irrésistible Fabrice Luchini (Jules César), Catherine Deneuve (la reine des Bretons) sans oublier la Québécoise Charlotte Le Bon.

  • À voir ou à revoir dimanche à 21 h à TVA

Ma vie avec Liberace

Ce drame biographique de Steven Soderbergh sur la vie de Liberace mérite d’être vu, ne serait-ce que pour la performance remarquable de Michael Douglas dans la peau du célèbre pianiste virtuose et flamboyant qui a cherché à cacher son homosexualité pendant sa période de gloire, dans les années 1950, 1960 et 1970.

  • Présenté samedi à 21 h sur les ondes d’ARTV