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J'ai un rêve

J'ai un rêve

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Bon, la réalisation du rêve du retour des Nordiques à Québec vient de se déplacer d’au moins une décennie, sinon plus.

En fait, tant que Gary Bêteman sera à la tête de la LNH.

Je sais, je sais, il n’est au fond que le représentant des propriétaires mais, il faut le reconnaitre, il en mène large plus large que le maire Labeaume et mon patron réunis.

Après Las Vegas, Seattle sera vraisemblablement la prochaine ville à bénéficier de ses largesses. Pas Québec.

Québec va rester avec un superbe aréna sur les bras, équipement dont on peut questionner la nécessité sans une équipe de hockey professionnelle pour l’animer. Beau gâchis dont nos dirigeants sont en partie responsables.

Rien promis

Bêteman ne ment pas quand il dit qu’il n’a rien promis à Québec.. En fait, il n’a jamais affiché le moindre enthousiasme pour Québec, ville de hockey. Pour le Québec, terre de hockey. C’est écrit dans sa face depuis le début.

Après tout, c’est à Montréal, Québec qu’est né le hockey moderne, en 1875.

Pas à Las Vegas.

Le sait-il au moins ?

Probablement, mais ces histoires de sport national, c’est tellement dépassé, n’est-ce pas ?

Aujourd’hui, il faut tout d’abord s’assurer que le hockey rapporte gros aux investisseurs et aux joueurs. Des millions et des millions à coup de bière à 12$.

Maurice Richard, qui n’a jamais gagné plus que 25 000$, même au sommet de son art, ne jouait pas au hockey pour devenir riche ou pour se payer un néo-château kétaine en face du DIX30. Mais parce qu’il avait la passion du hockey, ce sport sublime. 

Vous la voyez vous la passion chez Pacioretty ? Le dernier qui carburait à la passion pure, on l’a mis dehors. Il s’appelait P.K. Subban.

C’est l’argent qui nous a volé notre sport, notre fierté nationale. Gary Bêteman n’est que le bag man.

Une solution de rechange

Je n’en reviens pas non plus qu’on se laisse manger la laine sur le dos par cet Américain arrogant, sans rien dire, sans rien faire.

Imaginons un instant la création d’une ligue canadienne de hockey, la LCH, calquée sur la ligue canadienne de football.

Il va sans dire que la NFL est plus excitante que la CFL, que les joueurs sont moins hot parce qu’ils sont payés moins cher, en moyenne 100 000$, mais les amateurs canadiens sont au rendez-vous parce que le football de la CFL est accessible à tous.

Une belle journée d’automne au stade Percival-Molson, un tailgate avec des amis, de la bière et des hot dogs 50% moins cher qu’au Centre Bell, les Alouettes contre les Tiger Cats (mon équipe depuis l’époque du plaqueur défensif ET lutteur professionnel Angelo Mosca) que peut-on demander de mieux ?

Sans les équipes canadiennes, sans les joueurs canadiens, sans les légendes canadiennes, la LNH n’est qu’une coquille vide. Ne l’oublions pas.

Il faut en tirer partie.