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Le désert des Sables blanc

Le sable est plus solide. 
On y marche facilement.
Photo courtoisie Le sable est plus solide. On y marche facilement.

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Ici la déneigeuse cède la place à la « désableuse » qui vient débarrasser les routes de la couche de sable que le vent y dépose.

Très impressionnant et un peu angoissant de voir partout des pancartes d’avertissement militaires qui désignent une zone de test de missiles lorsque l’on se rend vers les sables blancs.

J’étais heureux de me délier les 
jambes dans un si beau décor. 
Le désert blanc est plus lumineux, 
mais sa chaleur moins étouffante.
Photo courtoisie
J’étais heureux de me délier les jambes dans un si beau décor. Le désert blanc est plus lumineux, mais sa chaleur moins étouffante.

 

Au détour d’une route, j’aperçois un panonceau qui indique la célèbre petite ville de Roswell, au centre d’un nombre ahurissant de rumeurs et de théories du complot impliquant des soucoupes volantes et des petits bonshommes verts.

Le Monument national des Sables blancs est protégé, dans tous les sens du terme ; non seulement sa faune est intouchable, mais la zone autour est hypermilitarisée.

La route entourée 
de dunes doit 
constamment se faire 
« dessabler ».
Photo courtoisie
La route entourée de dunes doit constamment se faire « dessabler ».

 

Régulièrement, la route qui y mène est fermée pour cause d’exercices militaires. Non, je n’ai pas vu de missiles voler... même si l’armée érige des missiles impressionnants (des carlingues vides) pour donner du poids à leurs avertissements.

Pourquoi le désert est-il parfaitement blanc ? Son sable y est composé de gypse. Un minerai qui brille au soleil. Les dunes resplendissent. Il faut des verres fumés sans quoi c’est l’aveuglement ; rien de tel dans le « blond » Sahara. Les dunes fermes se prêtent bien à la glissade ; oui, on peut y dévaler les pentes un peu comme sur la neige, paraît-il. Malheureusement, je n’ai pas apporté mon toboggan... Cet étrange désert lumineux est le lit d’un ancien océan, disparu il y a quelques millions d’années.

L’art amérindien local utilise de préférence non pas l’or ou l’argent, mais… la turquoise. Ce guide du Musée de la turquoise m’explique que cette pierre a la particularité de prendre de la valeur en vieillissant ; neuve, elle se casse facilement, mais les années la durcissent.
Photo courtoisie
L’art amérindien local utilise de préférence non pas l’or ou l’argent, mais… la turquoise. Ce guide du Musée de la turquoise m’explique que cette pierre a la particularité de prendre de la valeur en vieillissant ; neuve, elle se casse facilement, mais les années la durcissent.

 

Ici, tous les animaux sont pâles, m’explique-t-on, y compris les lézards et les souris, afin de réfléchir la lumière et d’évacuer la chaleur... Même chose pour le prédateur qui règne ici : le renard, lui aussi pâle. Il faut dire que la pâleur est le meilleur camouflage possible dans ce décor. Le renard travaille la nuit. On me dit que l’idéal pour visiter le désert, c’est justement une nuit de pleine lune ; alors, on y voit la vie grouiller sous les étoiles.