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L’affaire Ciman: «j’aimais l’Impact»

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C’est simple. J’étais un amoureux de l’Impact et de ses gens. Pour diverses raisons, je n’assistais pas souvent à leurs matchs au Stade Saputo mais je les ai suivis jusqu’au Mexique dans leurs plus belles aventures.

J’étais.

Je ne le suis plus.

L’Impact, c’était différent. L’organisation était proche de sa clientèle. On avait dépassé le stade des ethnies pour devenir l’équipe de tous les Québécois. Laurent Ciman, Patrice Bernier, Hassoun Camara formaient un formidable trio d’hommes et de joueurs proches et respectueux des Québécois. Les trois s’exprimaient dans un français haut de gamme et disaient des choses intéressantes et souvent nobles.

Les trois sont partis.

Mais l’échange de Laurent Ciman est différent. On le savait, Ciman avait spécifiquement choisi Montréal parce qu’on l’avait convaincu que le système de santé du Québec conviendrait à sa petite fille qui souffre d’autisme.

La famille Ciman s’est installée à Montréal et a vivement retourné l’amour reçu des gens à toute la population. Une belle relation s’est construite entre le grand défenseur belge et la société qui l’accueillait.

On a sabré cette relation. On n’a pas respecté la parole donnée. On l’a traité comme un vulgaire mercenaire sans attache avec une nouvelle patrie. On a botché la job. Même pas capable de lui annoncer la nouvelle dans le respect.

J’aimais l’Impact. Je ne l’aime plus.