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Qui aidera les agriculteurs inondés?

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Une quarantaine d'agriculteurs de la Mauricie et de Lanaudière sont toujours sans nouvelle de leur demande d'indemnisation à la suite des inondations du printemps dernier. Mais au gouvernement, tout le monde se renvoie la balle.

En entrevue sur les ondes de TVA Nouvelles mercredi, le premier ministre Philippe Couillard a laissé entendre que les sinistrés devaient s'adresser au ministère de la Sécurité publique. Or, le ministre Coiteux n'est pas du même avis. «Nous, on couvre les dommages sur les bâtiments. Pour les récoltes, c'est le ministère de l'Agriculture», a-t-il dit mardi alors qu'il était de passage dans la région.

Au cabinet du ministre de l'Agriculture, on nous renvoie plutôt à la Financière Agricole, qui a d'ailleurs envoyé une lettre aux agriculteurs, leur disant que c'est elle qui assurerait le suivi. Or, les programmes ne semblent pas faits pour ce type de dommages.

«On ne peut pas s'inscrire juste dans un seul programme et penser qu'on a une couverture complète», a expliqué André Houle, directeur principal du développement des programmes à la Financière agricole.

«C'est une combinaison assurance récolte, Agri-stabilité, Agri-investissement et Agri-Québec Plus», a-t-il poursuivi.

Pendant qu'on se renvoie la balle, certains agriculteurs doivent débourser des sommes colossales pour nourrir leurs animaux.

«On est négligés du début à la fin», a estimé Daniel Barrette.

«Les résidences inondées, non assurées, ont eu une réponse à leur demande. Ils n'ont peut-être pas tous été payés, mais au moins ils ont eu des nouvelles. Nous, rien», a-t-il ajouté.

M. Barrette évalue ses pertes à 50 000 $. Mais avec les dates limites pour semer qui n'ont pu être respectées, il n'a reçu qu'un chèque de 6000 $ pour ses semis ravagés par l'eau. Rien, toutefois, pour ce qu'il n'a pu semer.

«Je pense que c'est une situation unique, qui aurait demandé un traitement unique.»

Pris à la gorge, certains agriculteurs doivent se résoudre à se défaire de leurs bêtes ou même à se trouver un second emploi.