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La tension monte entre Lemieux et Saunders

Lemieux et Saunders respectent la limite de poids dans une pesée animée

Billy Joe Saunders a tenté de donner un spectacle lors de la pesée d’hier, mais les organisateurs ont réussi à garder le tout sous contrôle.
Photo Martin Alarie Billy Joe Saunders a tenté de donner un spectacle lors de la pesée d’hier, mais les organisateurs ont réussi à garder le tout sous contrôle.

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On s’attendait à un coup d’éclat de la part de Billy Joe Saunders et de son clan depuis son arrivée en sol montréalais. C’est lors de la pesée officielle, présentée à la Place Bell, qu’on y a eu droit.

Tout d’abord, David Lemieux (38-3, 33 K.-O) a été le premier à monter sur la balance. Lors de son premier essai, il a présenté un poids de 160,2 lb, soit deux onces de plus que la limite permise pour son combat de championnat WBO des poids moyens.

David Lemieux
Photo Martin Alarie
David Lemieux

Pour les besoins de la cause, le Québécois a enlevé ses sous-vêtements pour respecter le poids maximum. Pendant ce temps, l’entraîneur de Saunders, Dominic Ingle, s’agitait dans tous les sens et était convaincu que Lemieux n’était toujours pas dans les normes.

Par chance, le représentant québécois de la WBO, Gerry Bolen, retenait Ingle qui n’arrêtait pas de crier tout en tentant de se frayer un chemin jusqu’au pèse-personne. Pour ce qui est de son boxeur, il insultait Lemieux en se frappant sur le torse tel un conquérant. Une séquence qui a donné une bonne indication des personnalités des deux hommes.

C’est la première fois depuis fort longtemps qu’on voyait un entraîneur s’énerver de la sorte pendant une pesée. On peut se demander s’il a vraiment aidé la cause de son boxeur en faisant son théâtre.

Afin de calmer les esprits de Saunders et d’Ingle, l’ancien monarque IBF des poids moyens est remonté sur la balance pour une troisième fois sous la supervision du promoteur du champion, Frank Warren. Celui-ci a confirmé à son équipe que tout était conforme.

Durant toute cette mascarade, Lemieux est demeuré imperturbable, mais son promoteur Camille Estephan tentait de faire la circulation en donnant des directives à Ingle et à Saunders. Toutefois, ce n’était pas son rôle et, en plus, les membres de la Régie des alcools, des courses et des jeux du Québec (RACJQ) étaient en contrôle de la situation.

Saunders le fanfaron

Billy Joe Saunders
Photo Martin Alarie
Billy Joe Saunders

On revient donc à Saunders qui faisait le fanfaron pendant que son adversaire était sur la balance. Il disait n’importe quoi à la foule, aux journalistes et à Lemieux. Toutefois, il ne pouvait pas faire la leçon au protégé d’Eye of the Tiger Management.

Il était aussi plus lourd que la limite prévue à son contrat. La seule différence, c’est qu’il s’est pointé sur le pèse-personne sans ses sous-vêtements dès sa première tentative. En fin de compte, le résultat est le même : on aura un combat de championnat du monde ce soir.

Puis, lors du face-à-face, Lemieux et Saunders se sont parlé, mais ils n’ont pas osé se toucher. Ils savent très bien que la situation aurait pu dégénérer.

L’efficacité de la RACJQ

Malgré les esclandres du clan Saunders, la pesée s’est déroulée dans l’ordre grâce aux représentants de la RACJQ. Tout d’abord, chaque boxeur n’avait droit qu’à un accompagnateur avec lui.

Tous les autres membres de l’équipe devaient demeurer en bas de la scène. En limitant le nombre de personnes dans l’action, on diminue la possibilité de débordements, comme ce fut le cas en 2013 avant le combat entre Adonis Stevenson et Tony Bellew.

Puis, lorsque le clan Saunders a tenté de donner son spectacle, il a été bien encadré et ça n’a pas été plus loin que des paroles et quelques poussettes. Sans ce contrôle, on aurait pu assister à des gestes disgracieux, car les membres de l’équipe du boxeur anglais ne sont pas tous des enfants de chœur.