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Comment éviter les conflits à Noël

Comment éviter les conflits à Noël
Photo fotolia

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Le réveillon approche à grands pas, et avec celui-ci de nombreux moments d’émotion! Certaines familles s’entendent à merveille, alors que d’autres ne parviennent pas du tout à se supporter. Les conflits familiaux sont-ils évitables? Est-il tout de même possible de passer de belles Fêtes lorsqu’il existe certains différends? Voici quelques astuces...

Julianna, une femme de 56 ans, spécialiste en relations humaines, nous dit : « Toute ma vie, j’ai œuvré à résoudre, ou à tenter de résoudre, des situations conflictuelles. Les relations sont toutes à risque de conflits, c’est inhérent à la vie, les conflits ! Les gens sont si différents et vivent les choses de façons si distinctes qu’il est inévitable que ça accroche à l’occasion. Mais en plus de régler des conflits au travail, je devais en régler à la maison aussi ! Ma sœur et moi étions en froid depuis de nombreuses années lorsque notre frère est tombé malade. Nos parents vieillissants n’en pouvaient plus. Nous avons dû nous réconcilier toutes les deux pour faire face à la musique. J’ai été celle qui a initié les choses, j’aurais aimé qu’elle fasse les premiers pas, mais bon... C’est fait, notre frère va mieux et, surprise, nous célébrerons Noël en famille cette année ! Comme quoi il est possible de régler des conflits. Il faut juste prendre le temps de se parler. »

Mais les douleurs sont parfois trop importantes, et les mots bien peu efficaces. C’est notamment le cas pour la sœur de Ghislain, Eugénie : « Mes deux sœurs ont été victimes de notre oncle Réal. Eugénie est allée chercher de l’aide alors qu’elle avait 23 ans, mais Sue s’est suicidée. Nous n’avons pas pu l’aider, elle a gardé ce secret en elle. Nous sommes profondément tristes de tout cela. Cet oncle n’a jamais été condamné, car mes sœurs ne se sont jamais rendues à la police. Il est là, à toutes les fêtes de Noël. Eugénie ne vient plus depuis seulement trois ans. Par solidarité avec elle, je n’y vais plus, mais nos parents ont choisi de faire la sourde oreille, de ne pas croire ce qu’elles ont vécu, et acceptent encore de partager le repas avec lui. Ahurissant et pathétique, c’est leur choix. Pas le mien. Alors, impossible d’y être, j’aurais juste le goût de lui sauter au visage... »

Et quoi qu’il en soit, sachez que les conflits ne peuvent pas tous se régler – certains demandent davantage de temps ou d’aide, et d’autres ne connaîtront jamais de résolution.

Soyez authentiques, respectez-vous et tâchez de vivre du bon temps !

Le conflit : un risque inhérent aux relations interpersonnelles

Toute relation comporte des risques de conflit. « Les liens de dépendance qui se tissent entre les individus provoquent des jeux d’influence complexes. Ils nous font vivre, nous font parfois réviser notre vision du monde ; ils nous obligent à certains changements acceptables qui nous permettent de nous sentir en vie [...] le conflit naît d’une compétition entre des personnes pour obtenir satisfaction d’un besoin, satisfaction qui est menacée par autrui. Appelons conflit la montée de l’adversité des parties [...] Il devient un problème relationnel lorsque les personnes ne savent plus comment en sortir et qu’il est vécu comme insupportable pour l’une ou l’autre des parties, voire les deux. »

Source : Joëlle Ankaoua, Le conflit : un point de vue systémique

Quelques astuces

Tout d’abord, écoutez-vous ! Tentez d’être à l’affût de ce que vous ressentez et de vivre en accord avec vos émotions. Il est vrai que, parfois, des compromis sont à faire. Dans ce cas, essayez, autant que faire se peut, de tirer le plus de « positif » possible de la situation.

Ensuite, faites de votre mieux si vous n’êtes réellement pas en mesure de vous soustraire aux festivités ! Évitez les sujets chauds, naviguez dans des eaux tranquilles et, de préférence, choisissez des sujets de conversation qui font l’unanimité et qui ne provoquent pas d’émotions vives. Si des malaises surviennent, n’hésitez pas à vous lever de table, à aider en cuisine, à prétexter une envie soudaine... Bref, évitez les pièges !

Et si vous souhaitez régler vos conflits avant le réveillon, voici quelques pistes :

1. Engagez-vous sincèrement : Démontrez de l’ouverture, un intérêt à connaître la position de l’autre, et souhaitez travailler en collaboration.

2. Parlez au « JE » : Plutôt que d’accuser et de revenir sans cesse sur le passé, assurez-vous d’exprimer ce que vous ressentez sans blâmer, accuser ou juger.

3. Notez sur un bout de papier les solutions envisageables : Le fait d’écrire vous permettra de voir les choses avec un peu plus de détachement. Les idées germeront donc plus facilement !

4. Respectez les différences d’opinions et renoncez à vouloir « faire comprendre » à l’autre (pour le/la convaincre de votre point de vue) : Soyez plutôt à l’écoute de vos émotions, de ce que tout cela vous fait vivre à tous.

5. Acceptez de vous remettre en question, de vous excuser si la situation s’y prête. Avouer que l’on a tort facilite l’écoute de l’autre.

6. Faites une entente... écrite si nécessaire ! Assurez-vous de tenir compte du point de vue de tous et engagez-vous à respecter l’entente établie.

Source : Régler un conflit familial, ça s’apprend ! Tel-jeunes