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Cosplayers : une communauté qui se serre les coudes

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Avec du temps, des efforts et une bonne dose de débrouillardise, les cosplayers (ou costumadiers, si vous préférez) réussissent à recréer l’apparence de personnages fictifs et à les incarner le plus fidèlement possible. Ce passe-temps, qui gagne en popularité au Québec, a poussé ces passionnés à se regrouper et s’entraider afin d’optimiser leurs œuvres.

Stéfany Yargeau est l’une de ces cosplayers. Elle a mis sur pied le groupe «Création cosplay du Québec» dans lequel la collaboration entre cosplayers est de mise.

«Ç’a débuté il y a, à peu près, trois ans. J’ai eu mon premier Comiccon à Québec puis j’ai adoré mon expérience. Ç’a vraiment été comme une piqûre. Suite à cela, je voulais avoir d’autres expériences pour pouvoir continuer à faire le cosplay. Je suis allée sur Internet. J’ai posé des questions puis j’ai eu comme réponse, de certains cosplayers, que : "moi, ça m’a pris cinq ans développer ma technique, [alors] je ne te donne pas mes secrets." J’étais un petit peu déçue. Je me suis dit : "pff, je vais m’en partir un groupe!" Tranquillement ça a grossi. On est rendu presque 1500 [membres] sur le groupe [Facebook]», explique-t-elle.

Toutes les occasions sont bonnes pour montrer fièrement ses créations. Les conventions comme les Comiccons sont probablement les plus connues et les plus populaires. Il s’agit d’une bonne vitrine pour les cosplayers qui se font arrêter pour des photos toutes les deux minutes.

Il existe d’autres événements où ces passionnés peuvent se rencontrer. Ce fût le cas lors du Salon du jeu et du jouet de Québec, en novembre dernier. Un concours y était organisé.

Parmi les participants rencontrés sur place, on peut facilement calculer des centaines d’heures investies dans la fabrication de costumes. Certains reproduisent l’apparence d’un personnage tel qu’il est. D’autres s’en inspirent, mais concoctent quelque chose de plus personnel.

On a d’ailleurs eu la chance de rencontrer une version humaine du Pokémon Jigglypuff.

Entraide et Web

L’avènement de YouTube a certainement aidé à démocratiser cette passion. Même si les membres du groupe de Stefany Yargeau se rencontrent et s’échangent des trucs, plusieurs cosplayers apprennent des techniques en regardant des vidéos sur le Web. «Grâce au meilleur professeur, YouTube, j’ai appris à faire de la couture et des armures», indique la cosplayer Anne-Marie Belley.

Stéfany Yargeau raconte aussi comment le cosplay a rapproché un père et son fils.  «[Le père] m’a dit : "Avant, mon garçon de 14 ans était sous-sol en train de gamer ou de jouer à jeux vidéo. Depuis qu’il a commencé à faire du cosplay, il vient me rejoindre dans le garage et il me demande : hey papa, as-tu une drill à me prêter. As-tu une Dremel? Qu’est-ce que je pourrais faire pour..." Et, ils passent des après-midis père-fils maintenant», relate la fondatrice de «Création cosplay du Québec».

Par ailleurs, le réseau créé par Yargeau est également un bon outil pour les demandes de tous genres. «On peut faire une demande spéciale. Je ne sais pas, c’est la fête de mon petit Antoine, il a quatre ans, il est à l’hôpital. Est-ce que je pourrais avoir un Spider-Man ou un Batman qui vient? Moi sur mon groupe, je l’écris et généralement, j’ai des bonnes réponses. On passe beaucoup de temps à faire nos costumes. On est fier de nos costumes. On aime ça quand le monde vient nous voir. Si, en plus, on peut aider un jeune à passer une belle journée. C’est tellement valorisant.», affirme-t-elle.