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Karine Vanasse heureuse d’avoir vécu son début de grossesse loin des regards

Karine Vanasse enceinte sur le plateau de Cardinal.
Photo courtoisie Karine Vanasse enceinte sur le plateau de Cardinal.

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Karine Vanasse est heureuse d’avoir vécu son début de grossesse loin des regards, au nord de l’Ontario, où elle tournait Cardinal cet automne. « Ça m’a permis de garder la nouvelle pour moi un peu plus longtemps », déclare la comédienne, qui protège toujours aussi jalousement sa vie privée.

L’actrice de 34 ans a attendu quelques mois avant de révéler qu’elle attendait un petit garçon. Elle a ébruité la nouvelle le 24 novembre dernier, en publiant sur Instagram une photo du père (Hugues Harvey, un homme d’affaires du Saguenay-Lac-Saint-Jean).

En entrevue au Journal, Karine Vanasse explique qu’elle n’avait plus le choix de confirmer la rumeur, d’autant plus qu’en janvier, elle multipliera les apparitions médiatiques au Québec pour promouvoir la troisième saison de Blue Moon, qui sera bientôt mise en ligne sur Club illico.

« C’était impensable de dévoiler ma bedaine en pleine période de promotion, dit-elle. Ça aurait fait ombrage au reste. »

Au bon moment

La fin des tournages de Cardinal, cette série canadienne-anglaise inspirée des romans policiers de Giles Blunt, est arrivée au bon moment, indique Karine Vanasse.

« Physiquement, il y avait des affaires plus difficiles à cacher. Et pas nécessairement par rapport au ventre. Tu perds le contrôle sur certaines choses ! »

Côté énergie, le défi était également de taille. « Je dormais entre les scènes, mais je riais beaucoup ! Podz (qui réalise la troisième saison) pourrait le confirmer. Je n’arrêtais pas de rire ! Les hormones avaient cet effet. Je n’ai jamais eu autant de fous rires sur un plateau ! »

Cardinal reprendra l’antenne de CTV et Super écran dans moins d’un mois. Intitulée La saison des mouches noires, la suite du thriller psychologique replonge le tandem de détectives au cœur d’une sombre histoire de meurtres. Mais cette fois, ils font enquête en plein été... et non entre deux tempêtes de neige, comme c’était le cas la première année.

Étonnamment, Karine Vanasse dit avoir préféré le froid quasi sibérien des tournages de 2016 aux mouches de 2017.

« Sincèrement, les mouches, c’est pire. Dans la chaleur, il n’y a rien à faire. C’est très inconfortable. Et ce n’est pas juste les petites mouches noires. Ou même les mouches à chevreuil. Il y avait des mouches très spécifiques à North Bay qui étaient partout ! C’était intense. »

Ralentir

Après une année 2017 fort chargée non seulement en tournages (Cardinal, Blue Moon, Mr. Roach de Guy Édoin), mais en sorties de films (De père en flic 2, Et au pire, on se mariera), Karine Vanasse compte prendre du repos en 2018. Du moins, au cours des premiers mois, puisqu’elle doit accoucher à la fin de l’hiver.

« Tout ça tombe plutôt bien, parce que j’avais prévu prendre ça plus tranquille. Je suis bien heureuse que la vie fasse en sorte que c’est ce que je dois faire », conclut-elle.

« J’ai remis plein de situations en question »

Karine Vanasse était également loin du Québec quand l’affaire Sylvain Archambault a éclaté cet automne. Visé par plusieurs allégations de harcèlement et d’inconduite, le réalisateur s’est retrouvé dans l’œil du cyclone de dénonciations après Harvey Weinstein, Gilbert Rozon et compagnie.

Comme ses consœurs et confrères, la comédienne s’est sentie interpellée par toute la conversation qui s’en est suivie.

« J’ai remis plein de situations en question, raconte-t-elle. Des situations qui m’était peut-être apparue normales à l’époque, mais quand j’y repense aujourd’hui, je réalise que c’était loin de l’être. »

Culture du silence

À distance, Karine Vanasse s’est prononcée à quelques reprises durant cette période tumultueuse, partageant notamment sur Twitter les propos de Sara Forestier, Jennifer Lawrence et Sarah Polley. L’actrice se réjouit de voir s’effondrer une culture du silence imposée par plusieurs gens du milieu.

« Je suis contente qu’on revoie un système au complet, mais ça m’a attristée de voir le discours dériver vers quelque chose comme : “Si t’as assez de caractère comme actrice ou comme acteur, tu vas être capable de mettre ton pied à terre.” Je suis désolée, mais ce n’est pas comme ça que ça marche. Parler comme ça, ce n’est pas connaître la dynamique des relations au centre de tout ça. Ton travail, comme acteur, c’est de suivre un réalisateur après t’être toi-même mis dans un état de vulnérabilité. Tu as été formée pour ça. Comme Podz l’a écrit sur Twitter, la meilleure façon “d’entrer dans la tête d’un acteur”, ce n’est pas en l’humiliant ; c’est en le respectant. »

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