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Son camion électrique se vend bien aux États-Unis

Un constructeur de Laval doit doubler son personnel

Nordresa, une entreprise basée à Laval et fondée par Sylvain Castonguay, fabrique le tout premier camion de livraison électrique québécois.
Photo d’archives Nordresa, une entreprise basée à Laval et fondée par Sylvain Castonguay, fabrique le tout premier camion de livraison électrique québécois.

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Son carnet de commandes est si plein qu’un constructeur québécois de camions électriques s’apprête à déménager et doublera presque son personnel pour répondre à la demande.

« C’est des bonnes nouvelles, on ne peut pas se plaindre », se réjouit Sylvain Castonguay, fondateur de l’entreprise Nordresa, une PME de Laval qui fabrique des camions 100 % électriques.

Avec huit camions à livrer dans les prochaines semaines, l’entrepreneur ne sait plus où donner de la tête. Il cherche quatre nouveaux ingénieurs électriques pour rejoindre sa petite équipe de six personnes.

Écocamionnage

Nordresa a présenté cet été un camion de livraison léger qu’elle a conçu en utilisant le châssis des véhicules qu’utilisent les entreprises de livraison de colis, comme Purolator, son partenaire dans l’aventure.

Six des véhicules en chantier ont été achetés par une entreprise américaine. Les deux autres sont destinés au marché québécois.

La PME s’est par ailleurs récemment qualifiée pour le programme Écocamionnage du ministère des Transports, qui permet aux acheteurs de bénéficier d’une subvention. La somme couvre le surcoût du véhicule par rapport à un véhicule à essence.

L’aventure Nordresa s’inscrit dans un processus plus large d’électrification des transports que Québec souhaite impulser.

Nouvelle norme

Lundi, la ministre de l’Environnement, Isabelle Melançon, annonçait la mise en œuvre de la norme véhicules zéro émission, qui obligera les constructeurs automobiles à offrir plus de modèles électriques et hybrides rechargeables à partir du 11 janvier.

La norme impose des quotas aux constructeurs. Ceux qui ne s’y conformeront pas seront mis à l’amende. Pour Martin Archambault, de l’Association des véhicules électriques du Québec, il s’agit d’une bonne manière de forcer les constructeurs à prendre le virage vert.

« Plein de gens sont prêts à faire le saut vers un véhicule électrique, mais l’offre ne suit pas, dit-il. Tous les concessionnaires ont des listes d’attente de plusieurs mois. »

La nouvelle norme sera toutefois insuffisante pour mettre 100 000 véhicules verts sur les routes d’ici 2020, comme le souhaite Québec, selon Daniel Breton, ex-ministre de l’Environnement et consultant en électrification des transports.

« Ça prendrait un bonus-malus pour faire en sorte de décourager les gens de s’acheter des véhicules énergivores », estime-t-il.