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Hubert, Fanny et cie

La nouvelle série de Richard Blaimert est minée par l’abondance de personnages secondaires

GEN-PORTRAIT POUR CAHIER WEEKEND DU 24H
Photo Agence QMI, Dario Ayala La meilleure raison de regarder Hubert et Fanny, c’est pour suivre l’histoire d’amour entre Thomas Beaudoin et Mylène St-Sauveur.

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Bien qu’elle s’appelle Hubert et Fanny, la nouvelle série de Richard Blaimert est loin d’être une valse à deux. Plusieurs intrigues et personnages secondaires orbitent autour du tandem central. Peut-être trop même.

C’est du moins le sentiment qui ressort après avoir regardé les trois premiers épisodes du feuilleton de Radio-Canada. Comme si l’auteur de Nouvelle Adresse, Sophie Paquin et Cover Girl avait craint que son axe central ne fût pas assez solide pour soutenir notre intérêt durant 12 épisodes.

Et pourtant, la prémisse de départ d’Hubert et Fanny – le coup de foudre improbable de deux otages d’un violent hold-up – est assurément son point fort. Les romantiques prendront plaisir à suivre cette histoire d’amour entre deux étrangers que tout semble séparer. D’une part, un bad boy/tatoueur aux allures de mannequin/don juan qui collectionne les conquêtes sans jamais s’engager (Thomas Beaudoin) ; d’autre part, une travailleuse sociale émotive (Mylène St-Sauveur) qui tente d’avoir un enfant avec son conjoint de longue date, un physiothérapeute un peu beige (Mickaël Gouin).

Pointes d’humour

Malheureusement, la surabondance de personnages accessoires détourne notre attention du point d’ancrage. Certains d’entre eux semblent d’ailleurs exister uniquement pour apporter des pointes d’humour au récit, ce qui crée parfois des changements de ton plus ou moins fluides entre drame et comédie.

L’entourage d’Hubert est particulièrement costaud. Outre son père grincheux et mal en point (Marc Messier), on compte sa mère agente immobilière dépendante affective (Anne-Marie Cadieux), son colocataire indiscret (Rodley Pitt), sa plus récente amante d’un soir (Émilie Leclerc), son frère, son chien, alouette.

Transition

Les choses sont moins caricaturales du côté de Fanny, mais tout aussi foisonnantes. On retrouve sa collègue de travail comique (qui n’hésite pas à simuler un orgasme en plein café pour égayer l’ambiance), sa sœur urologue (Christine Beaulieu, à qui quelqu’un devrait donner sa propre série au plus vite), son père (Henri Chassé), sa belle-mère (Fanny Malette) et son demi-frère (André Kasper), qui nage en pleine confusion d’identité sexuelle à 14 ans.

Nous verrons sa transition de garçon à fille durant cette première saison, confirme Richard Blaimert. Comment cette histoire secondaire délicate, qui touchera toute la famille de Fanny, réussira à faire sa place au cours des 12 épisodes commandés ? On l’ignore. Chose certaine, on l’aurait davantage vue comme trame principale d’une autre série.

► Réalisé par Mariloup Wolfe et produit par Sphère Média Plus (L’imposteur, Trop), Hubert et Fanny sera diffusé à ICI Radio-Canada Télé les mardis à 21 h. À partir du 9 janvier.