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Jasmin Roy en croisade contre la cyberintimidation

Nouvelle campagne sur les réseaux sociaux lancée mardi

Campagne cyberintimidation Jasmin Roy
« Le temps des Fêtes, c’est vraiment le temps de parler de la cyberintimidation avec nos jeunes, surtout avec tout ce qui s’est passé cette année par rapport aux comportements inadéquats », a indiqué Jasmin Roy, qui lance sa campagne sur le sujet mardi.

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À l’heure du temps des Fêtes, les réunions de famille seront l’occasion parfaite d’aborder le problème de cyberintimidation selon Jasmin Roy, qui lance une nouvelle campagne de sensibilisation contre ce fléau « qui touche trop d’ados ».

« C’est l’occasion pour les parents d’en parler avec leurs jeunes autour d’un bon repas. De dire quels sont les comportements inadéquats sur le web, qu’est-ce qu’un comportement égalitaire ? » indique le président de la Fondation portant son nom, qui lutte contre l’intimidation.

Dès mardi, des photos représentant des adolescents consultant leur téléphone seront publiées sur les réseaux sociaux et dans les journaux. « Avec cette image, nous voulons démontrer que parfois, ça n’a pas l’air aussi grave parce que ça se passe sur le web, mais l’impact est là », mentionne M. Roy, précisant que l’ombre de la main avec laquelle les adolescents tiennent leur téléphone crée l’ombrage de l’agression, parfois sexuelle, dont ils sont victimes.

« Les filles sont deux fois plus à risque », précise M. Roy, qui tenait à lancer cette nouvelle campagne mardi, pour souligner la vaste étude de Statistique Canada sur le cyberharcèlement, rendue publique à pareille date l’an dernier.

Inconduites sexuelles

Les nombreux cas d’inconduite sexuelle de la part de plusieurs personnalités publiques révélés cette année sont aussi une raison supplémentaire d’aborder le sujet, selon lui. « Nous avons beaucoup parlé d’agressions sexuelles cette année, mais du cyberharcèlement, il y en a », a-t-il indiqué.

Selon la Chaire de recherche en sécurité et violence en milieu éducatif (SEVEQ), 95,7 % des élèves du secondaire disent avoir accès sans surveillance à internet à la maison et que 52,7 % y ont accès librement sans surveillance à l’école. Des données « très inquiétantes », selon Jasmin Roy, qui mentionne que les parents ont aussi leur rôle à jouer. « Il faut les encadrer quand ils vont sur le web et, surtout, travailler en amont sur la sensibilisation, expliquer aux enfants qu’il y a des comportements qui sont inadéquats, sans leur faire peur, mais leur préciser que nous sommes là pour les écouter et les aider à se sortir de cette problématique », ajoute-t-il.

Cyberintimidation

  • 17 % des jeunes entre 15 et 29 ans, soit près de 1,1 million de personnes, ont déclaré avoir été victimes de cyberintimidation ou de cyberharcèlement.
  • 7 % des jeunes femmes ont déclaré avoir été victimes de cyberharcèlement, contre 5 % chez les jeunes hommes.
  • 12,3 % des homosexuels et bisexuels âgés de 15 à 29 ans affirment avoir été victimes de cyberintimidation et de cyberharcèlement, contre 4,8 % pour les hétérosexuels.

Source : Statistiques Canada