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Je ne m’attendais pas à tripper autant sur cette parodie indie de Metal Gear Solid

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Grâce à sa machine à voyager dans le temps, un ancien vice-président mégalomane kidnappe tous les anciens et futurs présidents de l’Histoire dans le but de devenir président pour toujours. Les agents du Department of Sneakin’ ont donc pour mission de construire leur propre machine à voyager dans le temps afin de l’arrêter.

Voilà la prémisse farfelue de Never Stop Sneakin’, la parodie et hommage à Metal Gear Solid (1998) que j’ai découverte et achetée par pur hasard, après avoir vu sa bande-annonce, il y a quelques jours, pour la Nintendo Switch.

Sorti exclusivement et furtivement pour la console hybride la semaine dernière, Never Stop Sneakin’ se démarque par son style artistique inspiré des jeux polygonés de l’ère PS1. Les visages des personnages sont pixélisés, leurs bouches ne bougent pas lorsqu’ils parlent, les couleurs sont vives et exagérées et tout a l’air d’être fait en blocs.

C’est une décision créative qui pourrait turn off pas mal de gamers, alors que d’autres (comme moi) seront instantanément charmés.

Nintendo

Tellement de jeux indépendants sont conçus dans un style hommage à la NES ou SNES que ça fait du bien de voir le développeur Dean Dodrill (Dust: An Elysian Tail, 2012) rendre hommage à l’époque où la 3D naissait en s’en servant pour créer quelque chose d’unique et bourré de style.

Une parodie réussie

Avant même de vous parler du gameplay de Never Stop Sneakin’, je dois mentionner que, côté présentation, le jeu est impeccable.

Il y a des cinématiques superbes entre chacun des chapitres du jeu. Elles impliquent généralement le Sergent Milestone, le boss du Department of Sneakin’, qui donne des informations à l’agent dans une base secrète.

Le jeu ne se prend pas du tout au sérieux et le dialogue est franchement hilarant. Dans la cinématique d’ouverture, par exemple, le sergent parle du vice-président Hélicoptère, qui est littéralement un hélicoptère et un des boss qu’il faudra affronter. Des conversations radios aussi ridicules (mais pas mal moins longues) que celles dans Metal Gear ont également lieu régulièrement.

Capture d'écran

La bande sonore est tout aussi malade, bien qu’elle soit peu variée. Elle est composée au plus d’une dizaine de chansons, mais chacune d’entre elles, sans exception, aurait sa place dans un jeu de Metal Gear ou Splinter Cell. La chanson-thème du jeu, qui est une parodie du morceau Snake Eater de Metal Gear Solid 3, est elle aussi très, euh... solide.

Gameplay novateur

Malgré les apparences, Never Stop Sneakin’ n’est pas du tout un jeu d’infiltration. Je le qualifierais plus d’un mélange d’action et de puzzle.

Le principe de base est simple. Avec un point de vue «top down», il faut neutraliser des gardes en avançant dans les niveaux générés aléatoirement à chaque run, comme dans un roguelike. Sur le chemin, vous aurez parfois des objectifs à accomplir, des portes à débloquer, des caméras et tourelles à éviter et des ordinateurs à hacker.

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Sur papier, le tout semble assez complexe, mais ça ne pourrait être plus simple. La seule partie de la manette que vous aurez à utiliser est le joystick et tout le reste se fait automatiquement.

Pour tuer un garde, il suffit de l’approcher sans tomber dans la ligne de mire, délimitée par la lumière émanant de sa lampe de poche. C’est un principe emprunté des jeux d’infiltration classiques, mais le but est de rapidement assommer le plus de gardes possible et d’enchainer des combos plutôt que de prendre son temps et de les approcher avec délicatesse.

Si un garde te voit, tu as une réserve limitée de balles qui le tueront, avec style, d'un seul coup. Quand il ne te reste plus de balles, tu te feras tirer dessus et tu perdras de la vie. Idem pour les caméras de surveillance et d’autres ennemis de la sorte, contre lesquels tu peux te défendre avec des grenades avant de perdre de la vie.

Pas pour tout le monde

Comme vous pouvez l’imaginer, le tout est très simple, assez facile, mais énormément satisfaisant et amusant. Le jeu peut être rejoué presque à l’infini, puisqu’il y a une tonne de costumes et d’armes (qui ont une valeur purement esthétique) à débloquer avec les points d’ESP (espionnage) que vous recueillez.

Ça peut devenir assez répétitif, surtout qu’il n’y a que quatre ou cinq boss au total, mais ça fait en sorte que Never Stop Sneakin’ est un jeu idéal à jouer sur de courtes périodes pour se détendre et mettre son cerveau à off.

J’y ai joué avec un seul Joy Con, en mangeant du popcorn avec ma main libre, et en jammant à l’excellente bande sonore. C’était cool.

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C’est pour cette raison que je crois aussi que le jeu n’est pas fait pour tout le monde. Certains le trouveront trop simple, trop facile et trop répétitif pour qu’il vaille la peine d’être joué, surtout que l’histoire principale ne dure qu’environ six heures.

Mais si vous êtes un fan de Metal Gear ou de l'esthétique des jeux de l’ère PlayStation 1, Never Stop Sneakin’ vaut le détour ne serait-ce que pour sa présentation exemplaire. La parodie est vraiment, vraiment réussie.