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L’infantilisation de Noël

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Le Noël païen de jadis soulignait le solstice d’hiver. L’Église s’empara de cette fête populaire pour célébrer la naissance du Christ dans une humble étable avec, pour personnage historique subséquent, le généreux saint Nicolas faiseur de miracles qui, selon la tradition germanique, entrait par la cheminée pour apporter des friandises et des cadeaux aux petits.

Puis, Coca Cola au 20e siècle introduit les enfants à la consommation grâce à ce beau personnage rouge et blanc, devenu le père Noël, rieur et obèse, qui a pour ainsi dire détrôné le petit Jésus !

Avec une fête de la consommation, il y a de l’abus. De là, la nécessité de donner non seulement aux enfants, mais aux adultes infantilisés. Non seulement aux nécessiteux, mais à ceux qui profitent du système.

Vrais et faux pauvres

Pendant l’essentiel de ma carrière à la radio, j’ai combattu ces profiteurs. Car il y a de vrais pauvres qui ont besoin d’aide. Mais il y a aussi de faux pauvres pour qui la générosité publique est une manne à exploiter.

Et cette générosité détournée par ceux qui en abusent ne va pas à la mère monoparentale de trois enfants qui en arrache...

Le meilleur et le pire

Du côté des beaux exemples, il y a cette « Caverne d’Ali Baba de jouets » dont parlait ma collègue Dominique Scali avant-hier, une fondation qui fournit des cadeaux aux enfants des centres d’accueil et de la DPJ poqués par la vie qui les malmène, parfois orphelins. Voilà l’esprit de Noël !

Côté infantilisme : ces adultes qui ont parfois 45 ans d’expérience au volant et qui ont besoin que des panneaux leur disent de conduire prudemment sur le pont parce qu’il a neigé. Au lieu de s’en tenir à trois verres, ils boivent trop avec l’idée que de toute façon ils appelleront Nez Rouge qui les reconduira à la maison... comme des enfants ! Ça, c’est une caricature de l’esprit de Noël.