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Amour et tendresse

outdoor fashion portrait of young sensual couple
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L’amour et la tendresse, indispensables au bien-être, se font pourtant parfois bien rares. Célibataire ou en couple, les manifestations affectives demandent à être multipliées ! Certaines périodes de l’année — le temps de Noël, par exemple — font remonter à la surface certaines blessures enfouies, c’est pourquoi il s’avère encore plus important de s’entourer d’amour !

Besoin d’amour, de tendresse ? Que ferez-vous pour faire le plein de ces expériences émotives ?

Tendresse et souvenirs

« La douceur de l’accueil dont il est l’objet est une des premières choses qu’un bébé perçoit. Porté dans les bras, posé sur le cœur de sa maman, ces gestes tendres évoquent en lui des souvenirs perdus. De cette façon, il retrouve la situation d’apesanteur qu’il vivait in utero. » Tiré de Pourquoi la tendresse aide-t-elle à grandir ?, Maurice Titran et Marie-Hélène Gros, 2008. Les propos de Catherine Aimelet-Périssol, médecin homéopathe et psychothérapeute française, recueillis dans l’article Pourquoi est-ce si important de faire des câlins à un enfant ? publié par Mathilde Dugueyt le 19 septembre dernier, abondent dans le même sens : « Le câlin, en l’entourant d’une présence physique, assure à l’enfant un sentiment de sécurité. Il peut être vu comme une prolongation de l’expérience initiale du fœtus (vie intra-utérine), puis du nourrisson, porté dans les bras, en contact avec la peau et l’odeur de sa mère, puis de ses proches. Ce sont là des stimuli archaïques indispensables à la construction du rapport de l’enfant à la réalité de son monde environnemental puis affectif. »

Très inspirantes, ces citations ! Ah que le besoin de câlins est puissant, pas étonnant puisque celui-ci apporte de nombreux bénéfices pour la santé !

L’amour, toujours l’amour !

Aimer et être aimé représente sans doute une quête universelle propre à la nature humaine. Naturellement, le sentiment amoureux connaît plusieurs déclinaisons, mais il n’est possible que si la personne est disposée à le ressentir et à l’accueillir. Parfois des blessures émotives non résolues obligent à élever des barrières, afin de se protéger pour diminuer le risque de souffrir de nouveau. L’abandon, le rejet ou la trahison laissent des traces importantes : ceux et celles qui l’ont déjà vécu préfèrent mettre une croix sur l’amour plutôt que risquer d’avoir mal de nouveau.

« L’amour est un mouvement affectif spontané vers un être qui nous procure une satisfaction. Cet attrait émotif peut s’appliquer à une personne, un objet ou même une idée. On peut aimer intensément son enfant, un endroit, ou les manifestations de courage, pourvu qu’on y trouve des satisfactions spéciales. On peut même éprouver de l’amour lorsqu’on n’a encore que l’espoir d’une satisfaction, un potentiel de bonheur. [...] Les amours fortes et profondes sont, quant à elles, empreintes d’estime. Elles ont sur nous un effet d’élévation. Les personnes qui l’inspirent ont un effet stimulant ; à leur contact, nous sommes portés à être de meilleures personnes, à exploiter davantage nos ressources, à nous dépasser ». Tiré de L’amour, une émotion mixte, écrit par Michelle Larivey, redpsy.com

Et vous, avez-vous de l’amour à prodiguer, des câlins à distribuer ? Que ce temps de l’année vous soit propice à tendre vers une paix intérieure et à prendre le temps de vous découvrir, pour vous connaître, vous aimer et être bienveillant envers vous-même et envers celles/ceux à qui vous tenez ! Joyeux Noël !


►Ginette, une femme de 63 ans nous raconte : « Mes plus beaux souvenirs d’enfance sont en lien avec la relation d’amour que j’avais avec mon père ! Cet homme-là, il n’était pas ordinaire ! Pour un homme de cette génération, il était vraiment exceptionnel, car il osait exprimer son amour avec des gestes. Il a toujours été très affectueux, très sensible, mais surtout très à l’écoute. Mes sœurs et moi avons été réellement privilégiées. Je suis convaincue que nous sommes devenues des femmes épanouies grâce à son affection. Notre mère était plutôt distante, une bonne mère, mais peu démonstrative. Les manifestations venaient toujours de papa. Il nous a bercées, nous a cajolées, nous a aimées. Il nous a appris à faire confiance aux hommes et à croire qu’ils ne sont pas tous des pervers ! J’ai trouvé mon mari à l’âge vénérable de 48 ans, peu d’hommes avaient réussi à m’émouvoir avant ça ! Papa avait placé la barre très haute ! »

►Justin nous confie : « J’ai été abandonné par ma mère quand j’avais 5 ans. Elle est partie, un soir, sans jamais revenir. J’étais seul à la maison avec ma sœur de 9 ans. C’est la voisine qui s’est occupée de nous jusqu’à ce qu’on nous trouve une famille d’accueil. Et c’est là que mon enfer a commencé. À 18 ans je suis parti et grâce au ciel, une tante m’a proposé de venir habiter chez elle. Avec son amoureux. C’était la première fois que j’avais la sensation d’avoir une famille, une vraie. Ils ont payé mes études et je réussis professionnellement. Par contre, en ce qui concerne ma vie amoureuse... on repassera ! Trop de blessures, trop souvent. J’ai mis une croix là-dessus pour le moment. Je vais m’occuper de me guérir le cœur, je vais commencer une thérapie en janvier prochain. Mais j’y crois, un jour ça m’arrivera. Je crois que j’aimerai vraiment et qu’une femme m’aimera également en retour parce que je pense que l’amour me donnera d’autres ailes ! »