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La vague de dénonciations pour agressions sexuelles, l’événement de l’année de l’Agence QMI

Gilbert Rozon
Photo d'archives Gilbert Rozon

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MONTRÉAL – La vague de dénonciations pour agressions sexuelles a commencé au début de l’automne, aux États-Unis, avec le cas d’un producteur de cinéma influent et s’est propagée comme une traînée de poudre à travers le monde.

Le Québec n’y a pas échappé et les noms connus se sont succédé. Le milieu des arts a été particulièrement touché. Les cas les plus marquants ont été ceux de Gilbert Rozon et d’Éric Salvail, qui ont été forcés de mettre leur carrière au rancart.

La vague a pris aussi la forme du mot-clic #MoiAussi (#BalanceTonPorc en France et #MeToo dans le monde anglophone) avec lequel les victimes se sont manifestées dans les réseaux sociaux.

L’Agence QMI a décidé d’en faire son événement de l’année 2017 à la suite des résultats d’un sondage mené auprès des responsables de l’information des médias de Québecor.

Dans le milieu de Hollywood, les excès et les abus de pouvoir envers les femmes du producteur Harvey Weinstein étaient connus. L’omerta régnait jusqu’à ce qu’un article du quotidien The New York Times, paru au début du mois d’octobre, révèle l’ampleur des fautes de Weinstein.

Un nombre renversant de grandes vedettes féminines, comme Angelina Jolie, Gwyneth Paltrow et Ashley Judd, pour ne nommer que celles-là, disent avoir été la cible des avances dégradantes de Weinstein.

Par la suite, plusieurs acteurs masculins ont également été dénoncés, dont Kevin Spacey, qui a perdu son rôle dans la populaire série House of Cards de Netflix.

Les cas québécois

Au Québec, Gilbert Rozon, le fondateur du Festival Juste pour rire, a été l’objet d’une dénonciation collective de la part d’un groupe de neuf femmes qui a accepté, à visage découvert, de raconter les agressions sexuelles dont elles auraient été victimes. Des plaintes ont été déposées à la police, mais, jusqu’à maintenant, aucune accusation n’a été portée.

Rozon s’est retiré de la vie publique et il a mis en vente ses actions du Festival Juste pour rire. On lui a aussi enlevé son poste de juge à l’émission La France a un incroyable talent.

L’autre cas qui a fait grand bruit est celui d’Éric Salvail, qui, du jour au lendemain, est passé de la lumière à l’ombre, à la suite de révélations d’inconduites sexuelles commises sur une dizaine d’hommes. Malgré son mea culpa, l’animateur a perdu son émission de fin de soirée et il a vendu les actions de sa maison de production.

La dénonciation du comédien Gilbert Sicotte, qui n’était pas liée à des comportements sexuels, a semé la controverse. Il a été suspendu de son poste de professeur au Conservatoire d’art dramatique à la suite d’allégations de harcèlement psychologique de la part d’étudiants. Des commentateurs ont parlé de sa « crucifixion ». On a reproché d’avoir monté en épingle des comportements d’un professeur de théâtre tout simplement exigeant.