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Là où le gigantisme incite au recueillement

Chaque point de vue sur le Grand Canyon offert par les différents belvédères du parc national donne à voir quelque chose de différent. L’un montre des falaises roses. Un autre montre des falaises grises. Un troisième permet d’observer la végétation.
Photo courtoisie Chaque point de vue sur le Grand Canyon offert par les différents belvédères du parc national donne à voir quelque chose de différent. L’un montre des falaises roses. Un autre montre des falaises grises. Un troisième permet d’observer la végétation.

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Ils sont quatre millions à aller s’éblouir devant cette merveille de la création. Incroyable : tout le monde parle bas. Ça chuchote. Un peu comme dans une église. Nous sommes pourtant des centaines de touristes en plein air ; ça devrait papoter allègrement, mais on aurait dit que tout le monde se recueille devant ces superbes roches rouges. Comme quoi la nature peut parfois nous dominer par son gigantisme, imposer le respect. Seul dérangement : le vrombissement des hélicoptères qui survolent la faille...

Ce sanctuaire de grès rouge s’étend sur 450 km, avec une profondeur moyenne de 1300 mètres . Je peux donc dire que si je suis allé admirer le Grand Canyon trois fois, c’était chaque fois dans des lieux différents.

Tout petit à gauche, un homme, dos au vide, pose pour la postérité, sans se soucier de l’absence de clôture et du faux pas qui l’entraînerait vers la mort.
Photo courtoisie
Tout petit à gauche, un homme, dos au vide, pose pour la postérité, sans se soucier de l’absence de clôture et du faux pas qui l’entraînerait vers la mort.

Tout en patrouillant l’Arizona, le Nouveau-Mexique et le Colorado, vous n’aurez pas tout vu tant que vous ne vous serez pas mesuré à l’énormité du Canyon, qui est le clou du voyage.

Au fil des ans, j’ai vu les infrastructures se multiplier et, chose heureuse, s’améliorer : tout y est respectueux de l’environnement. Des pistes cyclables ont été aménagées.

Cette image montre bien pourquoi on se recueille devant une pareille nature!
Photo Gilles Proulx
Cette image montre bien pourquoi on se recueille devant une pareille nature!

Ce n’est pas une mince tâche de descendre l’escalier louvoyant qui mène à un sentier escarpé au cours d’un trajet qui fait presque 7 km de long. Vous tombez ? Vous êtes mort. En 1980, j’y suis descendu (en compagnie d’un collègue du Soleil). Dans une hutte, on m’a donné une couverture. J’ai dormi là – dès que le soleil baisse, il y fait froid. L’automne dernier, à mon âge, pas question de descendre... surtout quand on pense à l’interminable et éprouvante remontée. On conseille aux gens de gravir le sentier et l’escalier lentement. Pour éviter les crises cardiaques.

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