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Le Canadien: que va-t-il se passer?

Oilers vs Canadiens
Photo Martin Chevalier

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Pendant qu’on s’enfonce dans un hiver rigoureux comme on n’avait pas vu depuis longtemps, le Canadien s’enlise dans la médiocrité et il n’y aura pas de fièvre printanière pour les partisans.

Les séries? On peut oublier ça. Ce n’est pas joli, mes amis. C’est même très laid. Le spectacle offert samedi soir en Floride était franchement désolant.

Ce petit club bâti par Marc Bergevin a terminé l’année 2017 en encaissant huit défaites lors des 11 derniers matchs, dont cinq revers au cours de cette séquence de sept rencontres disputées sur des patinoires adverses.

L’équipe est aussi à plat présentement qu’une vieille batterie de voiture par une température de moins 25!

Le CH a subi, face aux Panthers, une sixième défaite par jeu blanc cette saison. L’équipe est plongée dans une léthargie offensive pas ordinaire, occupant la 29e place dans la ligue au chapitre de la moyenne à l’attaque.

Il n’y a plus rien qui fonctionne. Que va-t-il donc se passer? Geoff Molson doit rager dans son salon. Ses gorgées de champagne passeront de travers lorsqu’il célébrera, en famille, l’arrivée de la nouvelle année.

Ça ne peut pas continuer ainsi bien longtemps. Le Tricolore a changé d’entraîneur-chef l’hiver dernier et il se retrouve dans une situation encore plus déplorable à la fin de cette année 2017.

Claude Julien, soit dit en passant, n’a pas pris une décision populaire en laissant de côté un joueur vaillant comme Nicolas Deslauriers pour ce match contre les Panthers...

Qui paiera le prix?

Je me demande bien qui va payer le prix si le Canadien continue de couler à pic. Max Pacioretty, qui traverse la pire léthargie de sa carrière, sera-t-il échangé? C’est dans le domaine du possible. On vous rappelle que la date limite des transactions est le 26 février.

Certains observateurs, dont Guy Carbonneau, croient que Marc Bergevin ne résistera pas à la tempête, malgré son contrat de longue durée.

Jonathan Drouin est déprimé. Shea Weber est blessé. Carey Price est frustré. Oui, ça va mal «à la shop».

On se souviendra de cette année 2017 comme ayant été celle de la grande désillusion pour les amateurs de sport de Montréal. Le Canadien, l’Impact et les Alouettes n’ont apporté que leur lot de déceptions.

Mais comme disait si bien Stéphane Richer à l’époque, il n’y a pas juste le hockey et le sport dans la vie.

Oubliez donc le CH pendant quelques jours. Je vous souhaite une bonne année 2018. De la santé, car c’est ce qu’il y a de plus important. Et merci de nous lire.