/finance/news
Navigation

Redonner au suivant à la retraite

Adam Ponette devant sa résidence d’Hemmingford, construite de ses mains
Photo courtoisie Adam Ponette devant sa résidence d’Hemmingford, construite de ses mains

Coup d'oeil sur cet article

Adam Ponette, 65 ans, a pris sa retraite il y a 13 ans lorsqu’il a vendu son entreprise d’encadrement de photographie qu’il avait créée en 1987. Belge d’origine, Adam est arrivé au Québec en 1976 à l’âge de 23 ans pour vivre l’expérience « canadienne ». Il a fondé sa famille ici et il est heureux aujourd’hui de vivre entouré de ses trois grands enfants et ses petits-enfants.

Adam vit la plupart du temps dans sa résidence d’Hemmingford, qu’il a bâtie de ses propres mains avec les arbres qui se trouvaient sur sa terre de 30 acres. « Je suis très débrouillard et je réussis à faire beaucoup de choses dans ma vie par moi-même, ce qui coûte nécessairement moins cher », dit-il. Sans être nécessairement un adepte de la simplicité volontaire, il n’encourage pas la consommation à outrance.

Depuis sa retraite, Adam n’a pas chômé. Il a voyagé sur son voilier à travers le monde. Il a rénové plusieurs fois sa maison. Il a investi dans l’immobilier. Mais aujourd’hui, pour Adam, la retraite rime avec l’aide aux plus démunis. Impliqué dans un projet humanitaire cet automne au Guatemala, il compte bien continuer sur sa lancée.

Bénévolat au Guatemala

Adam Ponet sur le chantier de construction de l’école qui doit accueillir 400 élèves, au Guatemala
Photo courtoisie
Adam Ponet sur le chantier de construction de l’école qui doit accueillir 400 élèves, au Guatemala

En compagnie de sa fiancée, Adam Ponette, a passé un mois au Guatemala pour aider à la construction d’une école destinée à accueillir 400 élèves, du primaire au secondaire, dont une trentaine d’orphelins qui y sont logés en permanence. « Les travaux ont été entièrement réalisés par des Québécois. L’école est presque terminée, il ne reste que deux classes à achever », explique-t-il.

Le retraité était en compagnie d’une quarantaine de volontaires venus du Québec, principalement des personnes de la même tranche d’âge que lui. « Pour en faire partie, il n’était pas nécessaire d’être doué pour la construction. La générosité est la seule qualité requise », souligne-t-il.

C’est par l’intermédiaire du Centre amitié de solidarité internationale de la région des Appalaches (CASIRA) de Thetford Mines que M. Ponette et son amie ont pu s’engager dans ce projet humanitaire. CASIRA est actif dans 17 pays et le retraité compte bien renouveler l’expérience dès que possible.

Une expérience extraordinaire

Adam Ponette et sa fiancée, lors de leur séjour au Guatemala.
Photo courtoisie
Adam Ponette et sa fiancée, lors de leur séjour au Guatemala.

Durant son passage au Guatemala, M. Ponette et les autres volontaires ont été logés dans une grande maison abritant des dortoirs et des réfectoires, en plein centre-ville de la capitale. Le coût pour un séjour d’un mois ? Pas plus cher qu’une semaine dans le sud, selon lui. Qui plus est, ce montant est déductible d’impôt, car destiné à une œuvre caritative.

« C’était une expérience extraordinaire qui m’a rempli de joie. C’est important pour moi de redonner et d’apporter mon aide, aussi petite soit-elle. Cette population est extrêmement pauvre, beaucoup de gens vivent dans des taudis », explique M. Ponette.

Maintenir une bonne santé

Adam Ponette et sa fiancée ont aussi pour objectif de maintenir une bonne santé durant leur retraite. C’est la raison pour laquelle ils demeurent très actifs : randonnée, raquettes et vélo font partie des activités sportives qu’ils privilégient. « La bicyclette est une excellente façon de rester en forme tout en voyageant à bon prix. D’ailleurs, au printemps prochain, nous comptons nous rendre au Portugal. Nous faisons aussi partie de plusieurs clubs qui organisent régulièrement des sorties. On profite bien davantage du paysage en vélo qu’en voiture ou en autobus ! » assure-t-il.

Ce qu’il a fait pour se payer sa retraite de rêve
  • Il a vendu son entreprise. Il a investi le montant obtenu dans une propriété à revenus à Montréal, un immeuble qui a pris de la valeur au cours des dernières années. « Les loyers de mes locataires me donnent aussi un revenu régulier. »
  • Il s’occupe de gérer lui-même ses investissements REER et non-REER.
  • Il évite de faire des dépenses de consommation inutiles.