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Steven Blaney somme le gouvernement d’investir pour de nouveaux brise-glace

Le conservateur croit que l’incident du traversier coincé dans les glaces démontre parfaitement le problème actuel

Le conservateur Steven Blaney appelle le gouvernement Trudeau à agir en ajoutant des brise-glace et des remorqueurs de qualité sur le Saint-Laurent.
Photo Pierre-Paul Biron Le conservateur Steven Blaney appelle le gouvernement Trudeau à agir en ajoutant des brise-glace et des remorqueurs de qualité sur le Saint-Laurent.

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Le conservateur Steven Blaney appelle le gouvernement Trudeau à agir en ajoutant des brise-glaces et des remorqueurs de qualité sur le Saint-Laurent afin d’éviter des incidents comme celui de mercredi, alors qu’un traversier s’est retrouvé prisonnier des glaces.

Pour le député de Lévis-Bellechasse-Les Etchemins, les quatre heures qu’a passé l’Alphonse-Desjardins dans les glaces du fleuve démontrent parfaitement la gravité de la situation.

«Ce n’est pas la première fois qu’un traversier reste pris dans la glace, mais ce qui est exceptionnel cette fois-ci, c’est que la Garde Côtière n’a pas été en mesure de répondre à l’appel. L’Amundsen était en réparation aux Méchins et le Terry Fox, qui n’est pas un navire idéal, était aussi brisé», explique Steven Blaney, exaspéré par le manque d’efficacité et le vieillissement de la flotte canadienne.

Pression sur Trudeau

L’élu demande donc au gouvernement libéral d’agir dans ce dossier avant que d’autres incidents malheureux se produisent. Que ce soit en commandant de nouveaux navires ou en louant des bateaux en attendant de boucler définitivement le dossier, M. Blaney presse Justin Trudeau d’agir.

«La flotte de brise-glaces a plus de 35 ans. [...] Ma recommandation pour Justin Trudeau, pour 2018, c’est de prendre une bonne résolution et d’arrêter de penser aux Caraïbes et à ses vacances à l’Aga Khan. Il faudrait qu’il s’occupe du Nord canadien, du fleuve, de notre économie et de notre sécurité. Ça passe par de nouveaux brise-glaces pour le Canada et des navires pour la marine royale», a lancé le député en point de presse aux abords du fleuve.

Pour appuyer ses propos, Steven Blaney cite plusieurs rapports gouvernementaux et d’experts qui appellent à des investissements massifs dans la flotte de la Garde Côtière et de la marine canadienne.  Dans un rapport sur l’état des transports au pays, l’ancien ministre David Emerson affirmait notamment que la Garde Côtière «n’était pas outillée» pour faire face aux défis associés au trafic maritime.

La Davie prête à aider

Récemment touché par d’importantes compressions, le chantier naval Davie se dit prêt à donner un coup de main rapidement au gouvernement. En fait, l’entreprise a proposé au gouvernement le projet Resolute il y a deux ans, qui permettrait à la Garde Côtière de mettre la main sur un brise-glace de classe polaire et trois brise-glaces moyens, mais aucune réponse n’est venue.

Le porte-parole de la Davie a précisé jeudi que l’offre est toujours sur la table. Ne manque qu’un coup de fil du fédéral.

«L’incident d’hier (mercredi) est une illustration parfaite de la pertinence du chantier Davie dans ce qu’on peut appeler la ‘’débâcle de la Garde Côtière’’. On n’attend qu’un signal parce que de notre côté, ces brise-glaces-là peuvent être de retour au pays et prêts à être convertis d’ici trois semaines. Davie est prêt», lance Frédérick Boisvert, porte-parole du chantier.

Les quatre navires de Resolute étaient initialement destinés au programme Shell Alaska, un projet de forage dans l’Arctique. Un ralentissement du marché du pétrole et un moratoire du gouvernement américain permettent aujourd’hui la disponibilité des brise-glaces.