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Colombie: la cathédrale de sel de Zipaquira

Ce tunnel descendant débouche 
sur un chemin de croix qui mène, 
encore plus bas, à la cathédrale.
Photo Gilles Proulx Ce tunnel descendant débouche sur un chemin de croix qui mène, encore plus bas, à la cathédrale.

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Quelle merveille ! Incroyable que si peu de gens la connaissent. Moi-même, je n’en savais rien avant d’y mettre les pieds, bouche bée ! Je parle de la cathédrale de sel de Zipaquira, à une heure de Bogota.

Imaginez : pendant des siècles, des mineurs ont exploité le sel. Dans l’espace ouvert sous terre, ces humbles travailleurs ont d’abord aménagé une chapelle, puis une cathédrale, une vraie, dans les années 1950, capable de réunir pas moins de 8000 fidèles ! Ce travail admirable, peu solide, menaçait de s’effondrer ; en 1990, l’endroit ferme, trop dangereux.

La cathédrale de sel n’a
bien sûr pas de vitraux,
étant souterraine, 
mais l’orgue y résonne 
magnifiquement, et 
l’éclairage intérieur des 
parois de différentes 
couleurs crée des 
effets magnifiques.
Photo Gilles Proulx
La cathédrale de sel n’a bien sûr pas de vitraux, étant souterraine, mais l’orgue y résonne magnifiquement, et l’éclairage intérieur des parois de différentes couleurs crée des effets magnifiques.

C’est tout à l’honneur des autorités colombiennes d’avoir lancé un grand concours d’architecture pour consolider l’endroit et l’embellir. Environ 50 mètres sous l’ancienne basilique, on en a creusé une autre, tout aussi imposante. Ouvert en 1995, ce joyau de l’architecture mondiale – et je n’exagère pas ! – époustoufle les visiteurs.

Des galeries, jadis exploitées par les mineurs, nous mènent de station en station dans un chemin de croix souterrain, sculpté à même le sel. J’ai déjà vu une église de sel en Pologne, elle aussi creusée dans une ancienne mine, mais ça n’avait rien d’aussi grandiose.

Cet ange trompettiste 
(sculpté dans le sel) 
annonce-t-il l’apoca-
lypse ? Après tout, 
il suffirait peut-être 
d’un tremblement de 
terre pour se retrouver 
enterré…
Photo Gilles Proulx
Cet ange trompettiste (sculpté dans le sel) annonce-t-il l’apoca- lypse ? Après tout, il suffirait peut-être d’un tremblement de terre pour se retrouver enterré…

Les Colombiens sont très fiers de ce trésor bizarrement méconnu. Sans doute est-ce que vingt-trois ans, c’est peu de temps pour se faire connaître. Il faut dire aussi que la Colombie pâtit toujours de sa mauvaise réputation en raison des années de quasi-guerre civile entre les narcotrafiquants, les autorités gouvernementales et les groupes communistes. Bref, le souvenir de Pablo Escobar et de la rébellion des Farcs nous empêchent de voir les beautés de ce pays qui se targue d’avoir le meilleur café et les plus belles fleurs.

Les gens d’ici se vantent aussi d’avoir les plus belles femmes du monde en montrant les concours de Miss Monde ou Univers où leur candidate figure toujours parmi les finalistes. Mais n’allez pas dire ça à un Vénézuélien ou à un Brésilien... d’autres pays convaincus d’avoir « les plus belles femmes du monde »...

La beauté des lieux tient
 beaucoup à l’éclairage.
Photo Gilles Proulx
La beauté des lieux tient beaucoup à l’éclairage.

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