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Le CH doit redorer son blason

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Photo d'archives, Pierre-Paul Poulin Marc Bergevin et Geoff Molson ont fort à faire pour redresser la barque du Canadien.

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Des prestations comme celle de jeudi soir face à la meilleure équipe de la Ligue nationale n’auraient pas soulevé autant de déception chez les amateurs lors des trois derniers mois.

Je présume, pour résumer la première moitié de la saison, que l’on ne questionnerait pas ou qu’on n’aurait pas questionné :

  • le leadership de Max Pacioretty et son rôle de capitaine ;
  • l’intrigante saison de Carey Price dans le rôle du Dr Jekyll et de Mr. Hide ;
  • la décision d’accorder un faramineux contrat au gardien, du jamais-vu dans le passé ;
  • la performance de Jonathan Drouin ;
  • l’instable unité défensive que l’on disait supérieure à l’an dernier ;
  • la ligne du centre qui n’a toujours pas trouvé de candidat(s) ;
  • l’erreur d’avoir laissé filer Alexander Radulov, Andrei Markov et Alexei Emelin, trois Russes ;
  • le travail de l’entraîneur Claude Julien ;
  • le boulot effectué par ses adjoints ;
  • l’incapacité de Marc Bergevin à remettre sur les rails une organisation amochée par les insuccès répétés d’une demi-saison à oublier au plus vite.

Quelques victoires, une équipe aussi déterminée et aussi disciplinée que celle qu’on a épiée face au Lightning de Tampa Bay auraient sûrement contribué à donner du piquant à une saison qui risque de se terminer en queue de poisson.

Capable du meilleur et du pire, ça peut toujours aller, mais quand une équipe est capable du pire et pas très souvent du meilleur, c’est là que ça cloche.

Un bilan connu

Dresser le bilan de la première moitié de la saison, on l’a fait des dizaines de fois depuis quelques semaines. Dans les tribunes téléphoniques, à la Taverne de Jean-Charles, sur les réseaux sociaux, à la télévision, et dans Le Journal, on a tous commenté les événements, on a tous offert des suggestions à la haute direction.

On sait ce qui ne va pas. Du moins, on croit le savoir.

  • Pas de joueurs de centre de premier plan.
  • Une attaque anémique.
  • Une défense désorganisée et moins talentueuse que l’an dernier.
  • Un entraîneur qui prend des décisions pour le moins étonnantes.

Comment Marc Bergevin, parce qu’il est celui qui prend les décisions avec l’accord de Geoff Molson, procédera-t-il pour sortir son équipe du bourbier dans lequel elle est empêtrée à la suite des événements remontant à l’été dernier ?

Si la victoire de jeudi contre le Lightning et l’époustouflante performance de Carey Price laissent présager des bons moments, le CH devra récolter 54 points lors des 41 prochains matchs pour obtenir une qualification au tournoi printanier.

Un défi audacieux

Si on veut faire des comparaisons, il faudra que le Canadien soit aussi éblouissant à quelques victoires près que l’a été le Lightning au cours de la première moitié du calendrier.

Une lourde commande n’est-ce pas ?

Entre-temps, ce n’est pas uniquement sur la surface de jeu que l’attention sera portée.

J’espère qu’on s’interrogera à savoir si le personnel en place à toutes les compétences pour mener à bien la gestion quotidienne de l’entreprise. Que fera Bergevin au cours des prochaines semaines si on juge, comme tout semble l’indiquer, qu’il est toujours l’homme de la situation ?

Quand les attentes ne sont pas respectées, c’est l’organigramme qui en subit les contrecoups. Les joueurs sont les premiers sur la liste, mais les décideurs, ceux qui ont créé cette situation embarrassante, ne sont pas à l’abri.

  • Jonathan Drouin a des ennuis, mais Bergevin et Julien ne lui ont-ils pas compliqué l’existence en lui demandant d’être le premier joueur de centre de l’organisation ?
  • Max Pacioretty a mis un terme à une longue disette, jeudi, mais lui a-t-on fourni un joueur de centre de premier plan, pas un joueur muté à cette position pour camoufler les erreurs des administrateurs ?
  • La brigade défensive se ressent de l’absence de Shea Weber, quelle équipe ne le serait pas ? Mais, d’autre part, qui a amenuisé la valeur de cette unité ?

Le défi qui attend Geoff Molson et les actionnaires de la société, c’est de s’assurer qu’ils miseront sur un personnel qualifié pour dresser un plan de relance permettant à l’organisation de redorer son blason.

Parce que le Tricolore a récolté 38 points en 41 matchs... c’est pas joli !

Où est la relève ?

Le Rocket de Laval a annoncé, il y a quelques jours, que Matt Taormina et Chris Terry représenteraient l’équipe au match des étoiles du circuit.

Bravo et félicitations.

Sauf qu’il s’agit d’un club-école, celui du Canadien.

Où sont donc les joueurs qui, éventuellement, devraient jouer avec le Tricolore ?

Quand un défenseur de 31 ans et un attaquant de 28 ans, deux patineurs qui roulent leur bosse dans la Ligue américaine, se retrouvent au match des étoiles, ça donne une p’tite idée de la relève d’une organisation.

Bon, je veux bien croire que le Canadien mise avant tout sur le développement.

Que les résultats sont importants, mais c’est avant tout la progression des jeunes joueurs qui importe.

Par conséquent, même si lesdits joueurs, ceux identifiés comme les joueurs susceptibles de faire le grand saut, s’ils ne sont pas sélectionnés pour le match des étoiles, ça ne devrait pas être un critère pour évaluer la relève de l’organisation.

Peut-être.

Mais admettons que la situation est aussi troublante qu’à Montréal avec le grand club.

Dans le calepin

Il est temps de s’inquiéter à Pittsburgh.

Les Penguins ont encaissé un revers de 4 à 0 face aux Hurricanes de la Caroline, jeudi soir à Pittsburgh.

Le grand manitou de l’organisation Jim Rutherford, habitué à sortir un lapin de son chapeau au bon moment, serait-il à bout de ressources ?

Fort possible.

Que peut-on offrir aux autres formations pour attirer l’attention ? Jake Guentzel ? Connor Sheary ? Bryan Rust ? Ian Cole ? Guentzel est un joueur attrayant, mais peut-on s’en départir ?...

Les Predators de Nashville seront privés des services de Filip Forsberg pour une période de quatre à six semaines.

Heureusement, Nashville profitera d’un arrêt de quelques jours pendant la pause du match des étoiles et au cours des prochaines semaines, les Predators disputeront huit de leurs 10 prochains matchs à domicile...