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Trois femmes, trois façons d’aimer

Trois femmes, trois façons d’aimer
Photo Vincent Colin pour Coming Soon Prod

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Fidèle à sa grande humanité et à son humour sans pareil, le Français Gilles Legardinier propose à ses lecteurs une superbe histoire d’amitié se déroulant au cœur d’une troupe de théâtre pleine de vie, Une fois dans ma vie.

Dans cette intrigue vraiment ­sympa rédigée de main de maître, trois amies de trois ­générations différentes se serrent les coudes. Réunies par leur amour du théâtre, elles ont chacune leur vie, chacune leurs épreuves et chacune leur façon d’aimer... qui ne marche pas.

Avec beaucoup d’imagination, elles tentent de s’en sortir et décident de jouer le tout pour le tout. Quitte à ce que ça ne marche vraiment pas !

Gilles Legardinier, un Français ­amoureux du Québec, garde un ­merveilleux souvenir de sa dernière visite alors qu’il avait participé au Salon international du livre de Québec. « J’ai de la famille au Québec. J’ai la chance de connaître un petit peu la province et je suis bien chez vous. J’essaie de convaincre beaucoup de mes collègues français de se donner la peine et la ­politesse d’aller vous rendre visite ! »

« Plus intime »

Dans ce nouveau roman, il fait passer un très bon moment à ses lecteurs – un changement de tonalité marquant par rapport à son livre précédent, Le premier miracle. « Une fois dans ma vie est plus intime. Ma grand-mère me disait : “Si jeunesse savait, et si vieillesse pouvait...” et c’est un truc que j’ai toujours entendu dire par les personnes âgées, chez moi. Et en fait, quand on est honnête et qu’on ne ment pas, jeunesse peut savoir... et vieillesse, si elle s’appuie sur les jeunes, elle peut. »

« L’idée, c’était trois recherches de l’amour par des femmes – parce que c’est beaucoup plus puissant quand c’est à travers des femmes – qui, en fait, séparément, conduisent à des impasses ou à des doutes, mais qui ensemble peuvent s’entraider. C’était l’idée d’un échange intergénérationnel autour de quelque chose qui nous touche tous : la capacité à trouver celui ou celle avec qui on peut faire un bout de chemin. »

Pour nourrir son travail littéraire, Gilles Legardinier passe beaucoup de temps à écouter les gens de son entou­rage – pas seulement les femmes. « J’écoute tout le monde. Pour moi, la seule chose qui me permet d’apprendre de la vie, d’apprendre de l’énergie, d’apprendre les vraies règles de ce monde et pas celles qu’on vous apprend, c’est les gens. J’ai toujours fait très attention à ce qu’on disait autour de moi. J’écoute les gens et je prends les gens au sérieux. »

Pour lui, être attentif à l’autre, être pleinement présent, savoir à qui il parle, c’est maintenant une manière de vivre. « Beaucoup de gens n’écoutent pas leurs semblables. Et pourtant, les réponses sont là... les alliances sont là... les chances sont là... le futur est là. »

Belle chimie

Les trois femmes de son roman semblent bien réelles, assure-t-il. « Je crois que ça ressemble à la réalité. Quand il y a cette espèce d’élan affectif que peuvent avoir les humains quand ils se côtoient, particulièrement autour d’une passion, il y a cette solidarité qui est juste magnifique. [...] Il y a trois caractères différents, trois âges différents et trois façons d’envisager la vie en couple. Je voulais qu’il y ait un échange entre des caractères qui ne se ressemblent pas, mais qui interagissent. »

Gilles Legardinier ajoute que la plus belle chimie qu’il puisse y avoir dans une vie, c’est une rencontre qui forge une vie. « Tout ce qu’on fait de risqué, tout ce qu’on fait de fou, tout ce qu’on fait de beau, en général, on le fait pour quelqu’un. »

  • Gilles Legardinier est auteur de best-sellers, scénariste, producteur et réalisateur.
  • Sa page web : www.gilles-legardinier.com
  • Cette année, il n’est allé à ­aucun événement, pas même des ­salons, pour des raisons de santé.
  • Il travaille sur son prochain roman, qui s’intitulera J’ai encore menti.

Extrait

Trois femmes, trois façons d’aimer
Photo courtoisie
 
« Assise devant le miroir d’une loge, Juliette contemple son visage. Les nombreuses ampoules qui bordent la coiffeuse ne suffisent pas à lui renvoyer une mine réjouie. La jeune femme est inquiète.
 
Les coudes sur la tablette, elle s’avance, comme si se voir de plus près allait améliorer sa situation. Soudain, elle se décoiffe à nouveau avec une belle énergie. Que peut-elle essayer d’autre ? Son chignon coiffé/décoiffé ne lui plaît plus. Il n’est pas adapté à Loïc. Dépitée, elle murmure pour elle-même :
 
– Ma pauvre fille, il va te falloir bien plus qu’une bonne coupe pour l’attraper, celui-là. Il n’est pas comme les autres. »
 
– Gilles Legardinier, Une fois dans ma vie