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Un conte philosophique

Un conte philosophique
Photo courtoisie

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Après avoir été présentée en Belgique en avril dernier, voilà que la pièce Warda, de l’auteur québécois Sébastien Harrisson, prendra l’affiche prochainement au Théâtre Prospero. La distribution belgo-québécoise fera voyager ses spectateurs de Londres à Montréal, en passant par Anvers, Paris et Bagdad, au fil d’un conte initiatique.

Cette création, qui a d’abord vu le jour au Théâtre du Rideau de Bruxelles et qui sera présentée en première nord-américaine à ­Montréal, est tirée – en partie – d’un conte ­néerlandais, L’Art du nouage.

Sur scène, une distribution québécoise et belge se donnera la réplique. On y retrouve Violette Chauveau et Hubert Lemire, tous deux Québécois, auxquels s’ajoute Victoria Diamond, une Québécoise anglophone qui réside à New York. On retrouvera également Mieke Verdin, une Bruxelloise ­flamande francophone, ainsi que Salim Talbi, un Belge francophone d’origine ­marocaine. Le tout, sous la direction du metteur en scène, ­Michael ­Delaunoy, d’origine belge.

Comme chaque acteur s’exprime dans sa langue d’origine, ce sont différents accents qui s’entrecroiseront.

Pour mener à bien ce projet, on a voulu que toute l’équipe participe à l’élaboration du projet.

« On a fait des ateliers et on a lancé des idées, expli­que Violette ­Chauveau. Plusieurs pistes ont été lancées afin de ­nourrir ­l’auteur qui a ensuite ­poursuivi son écriture. »

Rencontre improbable

La pièce met en scène l’histoire de Jasmin (Hubert Lemire), un jeune loup de la finance qui a quitté le ­Québec pour se rendre à Londres, souhaitant parcourir le monde. « L’histoire est un conte philosophique et initiatique », déclare la comédienne.

Jasmin fera la rencontre ­improbable d’Anneleen, une femme mûre, ­auteure de livres pour enfants, qui vit de façon recluse pour se protéger des autres et du monde.

Égaré dans les rues de Londres, Jasmin­­­, demandera son chemin à Hadi (Salim Talbi), un Belge aux racines­­­ arabes qui propose de lui vendre un tapis extraordinaire. « Ce tapis est un coup de foudre pour Jasmin, révèle la comédienne. Un peu comme une œuvre d’art, il est fasciné par ce tapis. »

À Paris, Jasmin rendra visite à sa tante Colombe (Violette ­Chauveau), qui est la sœur de sa mère ­disparue, Rose (Warda, en arabe). ­« ­Colombe est une ­ancienne comédienne qui vit dans un chic quartier de ­Paris puisque son mari est ­ambassadeur », précise Violette Chauveau.

Briser les frontières

On souhaite en quelque sorte briser les frontières géographiques de la même façon que les frontières ­personnelles. On évoque certaines fragilités dans un monde dominé par la peur et la violence, où l’on évite trop souvent d’aller à la rencontre des autres. Au fil de ce voyage philosophique qui se veut fantastique, on verra que le personnage principal en sortira transformé. « Comme dans tous les contes initiatiques, les personnages qui gravitent autour de Jasmin sont là pour le faire avancer », conclut-elle.

Outre la pièce Warda, Violette Chauveau a joué en France l’été dernier dans la pièce En dessous de vos corps, au Théâtre du Peuple situé dans les Vosges. Elle repartira en mai prochain pour de nouvelles représentations, cette fois à l’Opéra-théâtre de Metz. On peut également la suivre dans la série Madame Lebrun.

Warda

♦ Auteur : Sébastien Harrisson

♦ Mise en scène : Michael Delaunoy

♦ Distribution : Violette Chauveau,

♦ Victoria Diamond, Hubert Lemire­­­, Salim Talbi, Mieke Verdin

♦ Du 16 janvier au 3 février

♦ Au Théatre Prospero