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Une ambiance familiale à l’Anticafé Local

L'anticafé Local, un café qui propose de payer à l'heure, a ouvert ses portes sur la rue Crescent à Montréal. Sur la photo: les propriétaires Borys Leyfer, un étudiant, et son beau père Mario Cabrera.
NADIA LEMIEUX/24 HEURES/AGENCE QMI L'anticafé Local, un café qui propose de payer à l'heure, a ouvert ses portes sur la rue Crescent à Montréal. Sur la photo: les propriétaires Borys Leyfer, un étudiant, et son beau père Mario Cabrera.

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Un autre café où l’on paie pour les heures qu'on y passe et non ce qu'on y consomme ouvrira mercredi au centre-ville. L’Anticafé Local, une entreprise familiale située sur la rue Crescent, est le quatrième endroit du genre à voir le jour à Montréal.

«T’es pas venu pour consommer, t’es venu pour apprécier l’espace. Ça permet de briser ce mur de tradition et vraiment trouver quelque chose de nouveau et coopératif», explique Boris Leyfer, un étudiant qui aura 20 ans en février. Son beau-père Mario Cabrera et lui travaillent sans relâche depuis octobre pour lancer leur anticafé.

Au coût de 5,50 $ pour la première heure, auquel s’ajoute un tarif réduit pour les heures subséquentes, les clients peuvent se servir eux-mêmes du café à volonté et des collations dans la cuisine ouverte.

L’espace chaleureux est divisé de sorte que chacun y trouve son compte. Une salle d’étude est aménagée à côté d’une salle de réunion que les clients peuvent réserver pour y tenir des évènements variés, allant d’une rencontre d’affaires à une soirée de discussion philosophique. Un espace spectacle est aussi dédié aux évènements culturels.

«Un deuxième chez-soi»

À l’Anticafé Local, la mission est de promouvoir le talent local sous toutes ses formes: artistes, musiciens, producteurs et artisans locaux sont ainsi mis à l’honneur. «On ne veut pas collaborer avec quelqu’un juste parce que son produit est le moins cher. C’est beaucoup plus important qu’on partage les mêmes valeurs», a souligné M. Cabrera.

Les valeurs de partage et de convivialité, chères à leur famille, sont ainsi reproduites au sein de l’entreprise. «On veut gérer ça de la façon la plus humaine possible. On cherche à se distancer de l’image ‘’business is business’’», ajoute-t-il.

Ils espèrent rompre avec le rapport traditionnel entre employés, employeurs et clients. Les employés, appelés «administrateurs» ont comme première tâche de socialiser. «C’est un deuxième chez soi. Quand tu arrives dans un café, c’est souvent très impersonnel. Mais ici, quand les gens rentrent, ils ont au moins un ami: l’administrateur», a ajouté Boris Leyfer.

«Ce café est une extension de qui on est, de nos valeurs familiales, mais aussi de nos valeurs personnelles», a confié l’étudiant. Bien qu’ils aient chacun une perspective distincte, Mario Cabrera considère que cela leur permet de «penser à l’extérieur de la boîte». L’idéalisme de la jeunesse de l’un est balancé par l’expérience professionnelle de l’autre.