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Hausse des taux d’intérêt la semaine prochaine ?

Hausse des taux d’intérêt la semaine prochaine ?
Photo AFP

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Les entreprises tournent à plein régime, les coûts de production devraient augmenter et la difficulté à trouver de la main-d’œuvre devrait s’accroître, selon Statistique Canada, ce qui pourrait ouvrir la porte à une hausse des taux d’intérêt dès la semaine prochaine.

Dans son « Enquête sur les perspectives des entreprises » publiée lundi, l’organisme fédéral a noté qu’en « raison de la forte demande et du resserrement du marché du travail, l’indicateur des pressions sur la capacité de production et celui des pénuries de main-d’œuvre se sont inscrits en hausse ».

Les pénuries de main-d’œuvre sont « de plus en plus courantes » et maintenant apparentes non seulement en Colombie-Britannique, mais aussi au Québec et en Ontario.

« La proportion d’entreprises qui auraient quelques difficultés ou de sérieuses difficultés à faire face à une hausse inattendue de la demande a augmenté à nouveau et se situe à son plus haut niveau depuis la récession de 2008-2009 », a indiqué la Banque du Canada.

Les pénuries se font surtout sentir dans les technologies de l’information, le tourisme et l’hôtellerie, ainsi que dans la construction.

Cet optimisme des entreprises face à leurs ventes devrait donc pousser la banque centrale à hausser plus tôt que prévu ses taux d’intérêt, dès le 17 janvier lorsqu’elle doit faire le point à ce sujet, selon de nombreux analystes.

Avec un taux directeur à seulement 1 %, l’économiste principal de Desjardins, Benoit P. Durocher, estime que la Banque ferait mieux de le faire passer à 1,25 % la semaine prochaine.

« Avec l’endettement élevé des ménages, une approche progressive est souhaitée dans la remontée des taux d’intérêt afin de faciliter les ajustements. Or, plus la Banque du Canada tarde à remonter ses taux d’intérêt directeurs, plus le risque qu’elle doive éventuellement remonter de façon abrupte ses taux directeurs est grand », a-t-il écrit dans une note économique publiée lundi.

Selon lui, l’économie canadienne n’a plus besoin d’être stimulée avec des taux d’intérêt aussi faibles.

« Avec la disparition des capacités excédentaires au pays et des signes d’accélération de la croissance des salaires, le danger est d’assister éventuellement à une accélération de l’inflation au-delà de la cible supérieure », a-t-il souligné.